dimanche, septembre 10, 2006

Vengeance

La différence entre ceux (et celles)
qui ne pensent qu'à leur sous-sous
ou à ceux de leurs voisins (des fois qu'ils
en auraient plus, planqués sous l'oreiller)
et ceux qui débordent d'humanité,
c'est que, morts ou vivants,
les seconds laissent une trace
indélébile.

Chagrin

Où est passée l'âme de la France?
Dans quelles oubliettes?
A-t-elle même jamais existé?...

Absence

Il était beau, cultivé, sensible, drôle,
généreux, audacieux, profond,
violoniste,
amoureux de la musique classique,
critique dans un quotidien important
depuis des années.

Il aimait le verbe et les hommes.
Il aimait aussi la France
qu'il refusait de quitter malgré la morosité établie
qui l'affectait, lui, plus que tout autre...

Il m'avait appelé pour me dire qu'il perdait pied.
Je lui avais proposé de me rejoindre,
sans trop insister, par peur d'être de mauvais conseil
(c'est si dur ici aussi de trouver sa place...).

Mais je n'entendrai plus son rire,
un rire contagieux et plein d'ironie,
je ne pourrai plus jamais l'écouter religieusement
me parler d'opéras, de chefs d'orchestre,
de Lombard et de Mozart,
de son envie d'écrire.

Il est parti. Et je ne l'apprends que maintenant.
Il est décédé à l'hôpital, avec, m'écrit son père,
"un doux sourire" en guise d'adieu.

Atteint d'une embolie pulmonaire,
à l'âge du Christ...
Je perds un ami cher
et j'ai bien du mal à y croire.

jeudi, septembre 07, 2006

Et, à propos...

A propos... que faut-il faire pour "accrocher" un morceau sur blogspot? Est-ce que tu pourrais m'orienter un peu? J'ai mis le code d'un lecteur dans la page de charabia mais ça ne fonctionne pas. On m'a parlé d'accéder à un site extérieur à blogspot (?) wfpt (?) ou quelque chose dans le genre mais je n'y comprends rien... Ou bien c'est le "serveur" de blogs qui propose des tarifs différents en fonction des possibilités offertes?

J'adore

Comme un souhait (au sens éternuer)
On dirait une vieille fille de gauche
Les mecs, ce qu'ils font, c'est qu'ils analysent un film comme on démonterait un moteur

Excellent...

dimanche, septembre 03, 2006

Sortie dominicale

La journée démarre fort,
de l'énergie à revendre :
yoga, rollers , grand air,
bières et viande rouge.

Beau temps et belle promenade.

Curieusement, je retrouve un peu
une France que j'aime aussi.
Moral au beau fixe donc,
comme la météo.

Pourvu que ça dure...

jeudi, août 31, 2006

La rentrée

Je suis arrivée ce matin, à 5h
et j'ai traversé la ville à pied,
tranquillement,
il y avait des gens qui se baladaient,
d'autres qui sortaient de boîte,
des couples, des arabes, des Latinos...
Tout ce petit monde déambulait.
J'ai retiré mon pull, j'ai souri.

Perlitas

Le cinéma français est un cinéma (je modifie un poil) pantouflard.

Compter les rides comme on compte les moutons.

(Un critique remarquable en ce moment)




La France, c'est Disney Land (mon frère). Hum... en ce moment.

jeudi, août 24, 2006

Expressions

Distraitement, je découvre ça

http://images.google.es/imgres?imgurl=http://www.immigration-quebec.gouv.qc.ca/francais/images/apprendrelequebec/page_promo_01_img_01.jpg&imgrefurl=http://www.immigration-quebec.gouv.qc.ca/francais/apprendrelequebec/index.html&h=250&w=393&sz=40&hl=es&start=179&tbnid=kXNEEjQcxV0nIM:&tbnh=79&tbnw=124&prev=/images%3Fq%3Dqu%25C3%25A9bec%26start%3D160%26ndsp%3D20%26svnum%3D10%26hl%3Des%26lr%3D%26sa%3DN

English

Ai commencé Evening snow will bring such peace
de David Adams Richards, en v.o.

He could remember of that day the smell of the fine linen in her hand as she folded it against her stomach as she spoke, and this, along with her quiet, mesured voice, left with him the idea of sincerity, which very few other people had ever done.

mercredi, août 23, 2006

À l'espagnole

http://www.webzinemaker.com/admi/m6/page.php3?num_web=32265&rubr=4&id=221829
Enfin levée à une heure décente.
Le décalage horaire a eu des effets de longue durée...
(Une 'tite semaine, presque!)

Ici, ça sent la rentrée mais la ville
ne désemplit pas. Touristes partout...
Trains et autocars bondés...

Cependant, les feuilles des platanes
affichent déjà de vilaines taches.
La canicule est bien passée, on dirait.

samedi, août 19, 2006

Erable et Dulse

Le goût des vacances,
qui se prolonge... indéfiniment.

vendredi, août 18, 2006

Alegria

Parce que tout était magnifique...

mercredi, août 02, 2006

Le monde est triste, accablant. Les hommes se sabotent, errent et crèvent.

Mais le monde est beau parce qu'il survit, parce qu'il dure.

Oui, le monde est beau même là où rien ne pousse, pourvu que quelques-uns continuent de l'habiter et d'y semer, avec l'audace des désenchantés.

Pourvu qu'un homme et sa caméra* soient là, qui le combattent et l'aiment, au-delà du raisonnable.

Leos Carax


*ou tout ce qu'on voudra, en fait...


Et une ici, aussi...

lundi, juillet 31, 2006

A plus

Faut faire gaffe sur son blog
à pas tomber dans le petit ton
pointu et snobinard. Irritant.

Tiens, je les ai retrouvés aussi,
sans le vouloir...
Elle, je l'imagine très bien.
Elle me fait penser à l'un des personnages de Crash.
(Pas celui de Cronenberg.)
La même délicatesse.

Marrant de les croiser, comme ça,
sans le vouloir... c'est la saison des amours
pour tout le monde, on dirait...

Je vais apporter ce pc à réparer.
Bonnes vacances.






Idéalisme

Pour qu'un amour fonctionne,
il faut que l'homme ait 2 000 lieues d'avance
sur la femme qu'il aime
et que celle-ci ait 2 000 lieues d'avance
sur l'interprétation du phénomème.

dimanche, juillet 30, 2006

25ème essai

Le Peuple De L'Herbe - triplezéro - 12 - His Mighty Supernaturals.mp3

(KMS, please...!)

No escape

Je ne pourrai pas l'oublier
tant qu'il ne m'oubliera pas.

Je compte sur l'hypnose.
Je vais là-bas pour me faire hypnotiser.

Des mots à la con

Et justement,
il n'y a que R.,
à qui j'ai piqué des photos aussi,
qui a eu la simplicité de me dire :
"Je ne peux pas venir,
mais je veux que tu saches
que je suis content
de savoir que tu continues."

J'effacerai sans doute
tous ces commentaires
demain, ou un de ces jours,
mais c'est idiot de
ne pas nous le dire,
quand c'est vrai,
de se cacher tout le temps,
de se taire.

Alors que tout le monde
a besoin de ça,
alors que tout le monde
se ressemble sur ce point
(il n'y a qu'à lire les blogs,
écouter les gens
pour le savoir).

Absurde

Le plus dingue, dans notre époque,
c'est qu'on n'a même plus le droit d'aimer.
Moi, j'aime des tas de gens
mais je les fuis
parce qu'on a le droit qu'à un amour,
un seul,
sinon, on en revient au monologue
de Eustache.
J'aime des tas de gens d'amour,
ça veut dire que je suis heureuse
de savoir qu'ils existent,
heureuse de savoir qu'ils persistent
dans leur voie.
(Ils ont tous choisi une voie,
les gens que j'aime.)
Mais je ne les désire pas tous.

Je ne m'imagine pas vieillir
tout près d'eux, juste à côté,
si on pense à l'espace,
à la géographie...

Peut-être qu'il n'y en a qu'un
auprès de qui on a envie de veillir,
en effet...
Peut-être qu'il n'y en a aucun.
On a plutôt envie d'épargner
ceux qu'on aime de ce genre de désagrément...

Je ne sais pas.

Définition

Un ...DIAPORAMA, ça a un sens. Ça veut dire quelque chose, comme UN LIEN, qui se réfère aussi à une chose PRÉCISE. Dans "diaporama", il y a "diapo", donc "photo", donc pas document flash. C'est l'animation de la présentation des photos qui est en flash.
C'est clair!? Les mots ont un sens, pas celui qu'on a envie de leur donner...

Donc YourTube ne prend pas Flash, ni Flickr non plus et je suppose que blogspot non plus mais je n'arrive même pas à changer la taille de la police, ici, ni à accrocher un mp3, alors un doc Flash... je me fais doucement rire...
KatzenjammerKabarett_GenuineAFantasticRevue_extract.mp3
http://www.katzenjammer-kabarett.com/

Nouvel essai (Play Tagger)

Mazzy Star - Tell Me Now.mp3

Conclusion

Ella había perdido el arte de la conversación, pero no la capacidad de hablar.
George Bernard Shaw (1856-1950) Escritor irlandés.

(Elle avait perdu l'art de la conversation, mais non la capacité de parler.)

et aussi, de Jane Austen

La felicidad en el matrimonio depende enteramente de la suerte.

(Le bonheur dans le mariage dépend entièrement de la chance.)



Ignorance(s)

Non, je ne savais pas
que le monde était encore assez beau
pour qu'un système d'échanges
fonctionne réellement sans personne.

Non, je ne sais pas d'où vient
le terme delic.io.us qui explique le Play Tagger,
ni comment on installe des rss ici,
ni ce que signifie miscelenea,
et du coup je tombe sur la phrase d'Einstein
qui dit que le plus incompréhensible
du monde, c'est qu'il soit compréhensible.
Je linke. Des proverbes, quand on n'a rien à dire,
quand on ne sait rien, ça fait office de formules,
magiques, mathématiques presque,
thérapeutiques... etc.tic).

Tout comme j'ignorais complètement
que les astres faisaient de la musique
en se déplaçant dans l'espace,
que la terre produirait deux sons,
"un mi (comme misère) et un fa (comme famine)"
et que nous serions plongés dans une symphonie
à laquelle nous sommes si habitués
que nous ne l'entendons pas,
sommes incapables de la distinguer.
Pourtant, le bouddhisme en parle...
La fameuse formule qui permet d'être en harmonie
avec l'univers, ils disent "à l'unisson".

Et puis c'était samedi, la Poste était fermée.
Et puis il fait si chaud que la perspective de deux heures de queue me soulève le coeur
mais bien sûr que je vais y aller (même si je crois que ça aussi, c'est un non sens... de l'ordre de l'absurde, je dirais, même...)
Et puis je pensais à ceux et celles qui avaient participé,
c'était bien de leur donner une adresse.

Et puis ça me tue, cette expression "pour tous les deux".

Et enfin, qu'on se le dise, pour un homme comme
pour une femme, l'amour, c'est avant tout une histoire de désir.
La seule différence, peut-être, s'il y en a une,
c'est que les raisons qui le provoquent
ne sont sans doute pas les mêmes.
Ou alors, ça aussi, c'est un cliché et c'est un mélange complexe de raisons...
qui dépendent de chaque individu.

Un peu comme cette histoire d'ombre.
Est-ce que les gens ne laissent pas une trace derrière eux
qui n'a parfois rien à voir avec eux.
Je n'ai jamais pris de photo pour cette raison,
en vacances par exemple,
j'ai l'impression que la photo détruit le souvenir,
se superpose à l'ombre laissée par les choses
ou par les gens et l'efface.
C'est un langage parallèle.

Delici.oso










(Un temps INFINI pour comprendre où était la différence entre le 1er et le second cube... même s'il est évident que le premier se "devine" mieux que le deuxième... et je n'ai toujours pas VU ce que représentent les points du 3ème.)


Référence : Gestalt



http://www.geocities.com/nashville/stage/9882/asc.html

Casse-tête

Mais où faut-il mettre le lien mp3 une fois le player installé?
Et comment fait CA pour accrocher ses vidéos Quick Time?

Et la police, et la taille de la police sur Blogspot? C'est où?
Personne ne dort ce soir, tous les quarts d'heure, des gens parlent,
rient et chantent sous mes fenêtres,
il y a de la circulation nocturne, et j'aime bien ça.

NB : le rêve de la voix familière m'est familier...

samedi, juillet 29, 2006

Politique

Les femmes, en France,
elles ont le droit de se la fermer.

Reto

Est-ce que je vais arriver à tourner
ces pages, ces fichues pages ouvertes
qui restent collées, on dirait,
collées aux livres collés sur le sol ?

Besoin de vacances, de vacances,
de vacances, loin du pc,
loin.

Voltaire et Rousseau

L'autre fois, je pensais, encore cette éducation qui pèse,
celle du manichéisme d'un pays natal
qui se prétend cultivé et qui s'attache donc à enseigner
l'existence de deux hommes, radicalement opposés,
qui ont marqué leur époque : Voltaire et Rousseau,
en confrontant, à l'aide de la carricature (car, et cela reste à prouver,
il est de bon ton de croire qu'il vaut mieux connaître l'existence
de ces grands hommes, même en shématisant à outrance leur pensée,
plutôt que de les ignorer), en opposant, donc, l'idée que l'être humain
est un animal à éduquer à celle de l'ange inné, corrompu par la société.

Mais, et si l'homme était un animal conscient,
capable de considérer dès son plus jeune âge
et sans l'aide de personne,
que l'une ou l'autre attitude (je me réfère à la construction
et à la destruction, ou au Bien et au mal, encore à l'ordre du jour
au XVIIIème siècle) sont acceptables... si ce dernier pensait que les deux postures
requièrent un effort et que le choix entre ces deux (de façon stable)
s'avère être presque insurmontable,
et si, par paresse, ce dernier oscillait continuellement
entre les deux, et restait par conséquent livré à lui-même,
construisant et détruisant à volonté,
ne construisant rien, donc, au bout du compte,
dans un contexte "éducatif" basé sur des notions ne relevant ni de l'une
ni de l'autre appellation, le politiquement correct, le light,
le neutre, la superficie...

Je veux dire, si indifféremment de l'éducation
de Voltaire ou du "naturel" de Rousseau,
on parlait plutôt de choix.

On en reviendrait à de vieilles notions,
d'avant la Révolution,
on reparlerait par exemple, dans le calme, du libre arbitre,
de la conscience, de la réflexion, du doute
de la lutte intérieure et de la mort.
Autant de sujets tabous à l'heure actuelle.

On préfère exploiter la paresse, l'encourager,
on a besoin de main-d'oeuvre, de générer
des richesses palpables matériellement.

mercredi, juillet 26, 2006

Trajectoire et projection


Au fond, il n'y a que cela qui m'intéresse
chez les autres...

là.

His new family

Sarunas Bartas
...etc. etc.
Repère repéré. Enfin...
(Pourquoi était-ce si important...?)

lundi, juillet 24, 2006

Un orignal (femelle)

Positivement vôtre

Je pourrais aussi bien croire
que c'est réciproque,
qu'il pense à moi
autant que je pense à lui.
Et que nous ne pensons rien
de précis.

Je pourrais essayer
d'être optimiste
et me dire
qu'il a autant besoin de moi
que moi de lui,
et qu'un jour
nous saurons pourquoi,
que tout s'expliquera
soudain,
comme par magie.

Il y a des mystères
qu'il ne faut pas chercher
à élucider,
des barrières qu'il ne faut pas
abattre,
des "brumes" qu'on doit laisser
flotter...

Je voudrais ne plus jamais
avoir à lutter.

Qui dit mieux?

8 euros, 11 minutes d'enregistrement...
Pas payé, heureusement.
Obligation d'acheter un mp3.
(Perdu le cd de Osho, excellent)

Sans à priori,
pour l'instant.

Un mp3 pour enregistrer
ce qui est censé me convenir,
à moi seule...

Je me laisse porter.

Un mp3, ça peut être utile en voyage,
de toute façon.

Je ne parle de rien d'autre,
je ne sais pas en parler...
moi non plus.

vendredi, juillet 21, 2006

Confidence

Mais voilà, le problème, c'est que je n'ai pas le temps,
pas la moindre envie non plus,
d'être en dépression.
Que quelque chose en moi hurle encore plus fort
que la voix dépressive,
que je me brutalise, pour la peine,
me mets en danger,
radote que si plus rien ne compte,
il faut en profiter pour oser,
pour provoquer la situation
qui permettra de sentir
quelque chose...
même si c'est la trouille,
même si c'est...
je ne sais pas,
pourvu que ce ne soit pas du dégoût,
de la lassitude, de l'ennui...
de la déception.

Je me redresse. Je le sens.
Il y a quelque chose au fond
(d'où ça vient? qui gueule :
"Fuck you!") et qui brise la dépression,
avec hauteur, dédain...

J'ai pas le temps.
Pas le temps de me prendre la tête avec des conneries.

Comme je me connais,
pour une fois, j'ai osé aller voir
un spécialiste qui ne se contente pas
d'écouter (ou d'orienter, ou de conseiller)
et qui n'est pas remboursé par la sécu.

Secte? Je ne sais pas. On verra.
Hypnose. Suggestion.
Objectif : changement de cap,
sortir d'une crise de merde,
oublier définitivement
une double trahison,
qui me pourrit la vie
depuis deux ans.

Ne plus rien attendre de personne
mais ne pas rester dans mon coin,
m'ouvrir aux autres, au monde.

Trop tard pour suivre cette mutation
(celle de Baudrillard).
Trop vieille pour m'adapter.
Je laisse ce soin aux plus fûtés.

Ecrire, j'ai toujours écrit,
jeté, j'ai toujours jeté,
m'en fiche complètement que tout cela
disparaisse quand Blogspot cherchera
à passer à un stade supérieur,
et à faire payer sa clientèle.

Je sens que je vais mieux
pour une seule raison,
m'en fiche que ce pc explose.

(Bon, faudrait que je fasse 2 copies
d'un truc . 1 pour celui (ou celle?)
qui m'a inspirée et aidée,
une autre pour moi,
en souvenir...)

J'ai envie de casser,
je ne sais pas trop quoi encore
mais je suis bien décidée
à le découvrir,
et rapidement.

Casser,
et puis respirer,
et aller là où il faut que j'aille.

jeudi, juillet 20, 2006

Positif

J'allais dire, j'aime bien quelque chose...
Ah oui, j'aime bien avoir le dictionnaire
constamment ouvert dans le salon.

J'aime bien écouter Nora Jones "Don't know why".

Pour l'instant, pas de médicament.

J'aime bien travailler avec des gens de mon âge.

J'aime bien aller dîner une viande grillée chez l'argentin du coin.

J'aime bien recevoir des messages.
En effet, rien de si anormal... Nous sommes beaucoup
dans le même cas. Enfin, à se parler sans se connaître.
C'est un phénomène de société.

La phrase que je retiens vraiment de cet article de Baudrillard, lu chez Zohiloff,
ce n'est pas tant l'idée de dualité - encore que... - mais cette observation de l'être humain
qui le pousse à écrire que l'homme est en train de subir une mutation (comme il en a déjà subi plusieurs) vers l'état végétal... Et d'ajouter qu'il éprouve une grande admiration envers les arbres... immobiles et majestueux... (je le rallonge) mais que bon, voilà, nous tendons vers ça.

mardi, juillet 18, 2006

Sinon, KeK est en vacances et c'est bien ennuyeux.

Trouvé chez Tourgueniev

La Dormeuse du Bal

C'est un trou de bitume, où chante une rivière
Se reflêtant follement aux vitres de ce haillon
Argent; où la lune, sur la banquette arrière,
Luit : c'est un petit Bal où dansent des rayons.

Une jolie fille, bouche ouverte, tête nue,
Et la nuque baignant dans le frais coton bleu,
Dort; elle est étendue sur un siège, sous la nuit,
Pâle dans son lit bleu ou la lumière pleut.

Les pieds dans la bagnole, elle dort. Souriant comme
Sourirait un enfant malade, elle fait un somme :
Nature, berce-la chaudement : elle a froid.

Les parfums ne font pas frissonner sa narine.
Elle dort dans la nuit, la main sur sa poitrine
Tranquille. Elle a deux verres de rouge au côté droit.

15:54

lundi, juillet 10, 2006

Baudrillard

Ne pas oublier ce concept de dualité,
très fort,
le mot de passe, la clef.

Citation

"Le monde fait de nous des putes, nous ferons du monde un bordel ! "
(de la part des Tordues)

Juste ça

Ce soir, je pense à KMS qui prétend que
les larmes sont plus faciles à partager,
je ne sais pas si je suis d'accord,
en découvrant les blogs parisiens,
il y a bientôt deux ans (en retard!),
j'avais plutôt été submergée
par tant d'angoisses,
tant de déprimes,
tant d'idées noires,
oubliées sans doute,
mises à distance.

D'un côté, il me semblait que ces gens avaient un certain mérite,
oser s'exposer, même dissimulés sous un pseudonyme,
raconter leur peine, ou n'y faire qu'allusion,
il y avait aussi une sorte de beauté
dans ce chant malheureux, pétri de solitude,
et une once d'espoir, tout compte fait.

De l'autre, j'y voyais un pathétisme flagrant,
des bredouillages sans intérêt
et un narcissisme à toute épreuve.
Je me disais que seuls ceux qui se limitaient à un thème,
à une fonction : répertorier un éventail de lectures,
de morceaux de musique ou de films,
seuls ceux qui cherchaient à mettre un peu d'ordre,
à se risquer, à produire, et à montrer
avaient un objectif louable.

Et j'ai essayé de trouver un thème
ou de mettre un peu d'ordre,
en vain.

Je n'ai su, avec ce blog comme avec tout, je crois,
que me limiter à la superficialité de l'existence.
Des bribes, partout.
La trouille.
La paresse.
Un certain respect, alors qu'il n'y a pas lieu.

Si, l'utilité, au départ,
c'était une correspondance
qui n'a jamais rempli son rôle non plus,
faute de fonction, précisemment.

Ce soir, je pense au verdict de ce matin.
Une heure et demie de consultation
et bilan des courses,
je fais une dépression
(comme si j'avais le temps!).

Bon, alors il faut s'en occuper,
d'ailleurs, me dit-il, vous ne vous occupez pas assez de vous,
le temps est venu.

Cette confrontation m'a légèrement bousillé l'après-midi.
J'ai eu des bouffées d'angoisse que j'ai cru insurmontables
et des envies de pleurer difficiles à contenir.
Cela n'annonce rien de bon.
Je ne peux pas me le permettre en ce moment.

A-t-il raison ce psy? Il est vrai que je me moque un peu
du traitement... J'ai envie de me laisser porter...
Dépression ou pas, ça m'est un peu égal.

Et puis c'est vrai que j'ai un mal fou à croire en quelque chose,
aux vertus des blogs, de la médecine, de la justice,
et j'arrête, ce serait trop long.

C'est bien, du coup je peux écrire n'importe quoi,
j'ai un alibi : je fais une dépression.
Mais même cette envie, je l'ai perdue.
Je crois aussi que j'y suis allée pour cela,
parce que je pense que je n'ai plus rien à dire,
si toutefois j'ai eu quelque chose un jour,
plus rien à dire,
vide,
de ce vide transi qui empêche tout contact
avec l'extérieur,
oui, invisible, transparente,
et presque - non, peut-être pas -
insensible.

Alors, rien.
Juste ça.

samedi, juillet 08, 2006

dvd en salle

Projeter des dvd dans des salles d'Art et d'Essai,
voilà une idée qu'elle est bonne!
Vu Une partie de campagne (et ses rush)
grâce à cette belle initiative,
sur grand écran et en dolby.
6E20, c'est un peu cher pour un dvd...
mais au moins, on les voit dans de bonnes conditions.

Est-ce qu'à Paris, cela arrive souvent?

jeudi, juillet 06, 2006

Colle

Que faut-il faire pour
"accrocher" une vidéo?

Allez donc voir chez Tourg.

R.a.l.e.n.t.i

Conversation au ralenti...

mercredi, juillet 05, 2006

Evidence(s)

Bien sûr, quand on a la chance
de rencontrer (un fragment entier de phrase
sans "i", ni "u"!),
(est-ce que quelqu'un connaît ce supplice - un mot
tout en "u" et en "i", à bannir donc - de taper
sur un clavier qui a perdu ces 2 voyelles?!),
quand on a la chance de rencontrer,
(quel bonheur!)
quand on a la chance de rencontrer
un être charitable qui vous consacre,
ne serait-ce qu'une infime pensée
de temps à autres,
on se pose BIEN SÛR la question :
Qui suis-je? Pour lui?
Une proie?
Une conquête?
Une copine?
Un esprit errant?
Une femme?
Une possibilité?
Un jouet?
Hum... Je me demande vraiment...

Et aussi, il y a une chose qui m'épate.
C'est de ne jamais être déçue.
Blessée parfois, offusquée,
déroutée, effrayée, choyée...
Mais jamais déçue.

Oui, ça m'étonne,
ça m'épate,
c'est très ancien.
Et ça m'effraie aussi.
Je veux bien croire qu'avec une longue expérience,
mais ce n'est certainement pas suffisant,
alors c'est voulu, c'est calculé,
et c'est très angoissant
et fascinant aussi...

La question qui m'obsède,
c'est plutôt
Qui sommes-nous?

lundi, juillet 03, 2006

Triste

Je suis triste,
à mon tour, parce que le dernier mot était
méchant,
parce que Microtrend existe,
et que j'avais encore
l'ombre d'un doute,
et que c'était bien aussi,
de douter...
La carte son a des problèmes
mais c'est peut-être autre chose,
enfin peu importe.
Je suis triste parce que je n'arrive pas
à avoir une idée de cadeau,
ni pour Paris,
ni pour Montréal.

Un bouquin
en français, impossible,
je suis complètement larguée,
un disque... mais lequel? Et puis
je ne sais pas...
Une fringue, pas possible non plus.
Par cette chaleur, rien de comestible.
Non, je n'ai aucune idée,
un truc eléctronique, genre i-pod? Non.

Quand je ferme les yeux,
je vois ce jeu stupide des années 80,
News quelque chose,
une sorte de légots qu'il faut dégommer,
et bref... créant l'illusion de chercher à
gagner du temps. Il y a un métalangage
qui sous-entend la présence du sablier,
enfin c'est clairement affiché
mais c'est tout le jeu qui ressemble à un sablier
du coup.

Cette tristesse, je ne sais pas au juste d'où elle provient,
je sais juste qu'elle est étrangère à ma vie "réelle", ici,
elle est d'une autre origine...
Du côté de Microtrend.
Mais c'est pas grave.
Enfin, ça n'efface pas des heures de musique,
des "on va dire que tu dors" et quelques fous rire.

Bon. Rien à ajouter.
Si. Ils sont 19 et ont tous l'air très sympa,
jeunes pour la plupart;
je leur ai passé un fragment
de Thomas est amoureux,
le truc parfait en lieu clos,
j'aurais bien aimé oser leur mettre la séquence initiale
qui m'a étonnée autant qu'impressionnée,
mais... non...
j'ai du mal à croire que ce film
soit passé inaperçu
alors qu'on parle déjà beaucoup de lui
dans d'autres pays où il vient de sortir.

Sinon, c'est le tour de la journée,
nothing special.

dimanche, juillet 02, 2006

Grandir

Parce qu'ils pleuraient
et que je ne comprenais pas bien la raison,
de leur chagrin,
mais que j'avais envie de les réconforter,
de les consoler, je ne sais pas,
je leur ai dit
sans trop réfléchir,
grandir, c'est aussi apprendre
à tourner la page,
quelquefois.
Alors je me suis surprise
à méditer sur cette phrase,
et à me demander si j'avais moi-même grandi,
un jour.

jeudi, juin 29, 2006

Rafraîchissante

Recette du soir

Gambas pelées marinées au citron-gingembre-sauce soja
Basilic
Tofu aux algues coupé en dés
Tomates en morceaux

Mélangez et servez.

mardi, juin 27, 2006

Été

Et les mois passent,
et les personnages se meuvent
dans un même espace,
s'approchent,
s'éloignent,
retiennent en mémoire,
passent l'éponge,
se taisent,
reprennent la parole,
lisent et écrivent,
téléphonent,
et puis le silence
encore,
et de nouveau,
la pensée qui s'émiette,
postillonne,
les saisons...

Tiens, c'est déjà l'été?

dimanche, juin 25, 2006

Thomas est amoureux

Pierre-Paul Renders (scénario Philippe Blasband)
Un seul film.

mercredi, juin 21, 2006

Souffle de vie

Hum... Enervement...
Frustration... Des claques...
Même pas.
Une sorte d'écoeurement.
La nausée plutôt.

Jamais lu le bouquin.

Dans la peau d'un mec.

C'est une femme?

Ce serait vraiment fort! Positivement fort!
Je veux dire, ce serait si exceptionnel que je resterais complètement en admiration si c'était le cas. Mais non, je ne crois pas. C'est juste un homme qui réagit pareil, habitué à se faire courtiser. D'où cette nausée.

Faut que j'écrive puisque je prétends que c'est un souffle de vie. Avoir la nausée, c'est se sentir en vie? Je suis décidemment tombée bien bas. En pleine décadence même.
Alors ça n'a rien à voir avec les mots. C'est du domaine sensoriel. Oui, mais en principe, le sensoriel est lié aux sens, et là... ben là, c'est lié à je ne sais pas quoi mais ça existe. Toujours les mêmes symptomes.

J'essaie d'observer. Ça se passe..., là il ne se passe rien.
Dans le cerveau. Une sensation agréable.
Une tumeur? (C'est agréable une tumeur?)
Une ivresse. Légère.
Un abandon.
Une concentration étrange.

Maupassant a décrit. Même si c'était autre chose.

Dans l'ésotérisme, on raconte que certaines personnes ont un pouvoir étrange qui consiste à détruire les personnes qu'elles aiment. Comme si les choses n'étaient déjà pas assez compliquées comme ça.

Ça se passe dans la région supérieure du crâne.

Et ça disparaît, et ça revient. Et ça disparaît.

Derniers bons mots entendus : miss c. : tu peux pas passer ton temps chez dark vador et continuer à roder chez les schtroumpfs.(Tourgueniev)
Température ambiante : 26ºC
Tenue vestimentaire : pantalon disco 70 et tee-shirt bd inspiré Lichenstein. Chaussures de randonnée, et pour cause (ça veut dire justifé, rien à voir avec les 4x4 citadins)
Dernier aliment ingéré : glace sans intérêt
Eclairage de la pièce : tamisé
Sourires et altercations : 50-50
Objet de la note (facultatif) : Observation solitaire de la solitude

blanc

http://www.es.amnesty.org/tortura/cms/Escribe_tu_mensaje.296.0.html

Moi, j'aurais tendance à leur conseiller de se suicider mais non, je ne trouve rien à leur dire, et c'est lamentable. De résister, autant qu'ils peuvent... qu'on va les sortir de là... je ne sais pas... que c'est pas à nous de les sortir de là... que c'est le rôle des Sarko et Cie qui s'en contrefichent...

On fait quoi, on dit quoi devant des trucs si graves qui nous échappent complètement.

(Ne jamais se déplacer sans sa dose de cyanure, même pas une histoire de déplacement, c'est peut-être pour ça qu'ils ont le droit d'acheter des armes dans les pays civilisés...)

mardi, juin 20, 2006

radio

Cat Power - Maybe not
Mazzy Star - All your sisters
Akron family - Before and again
Fugazi - Argument

Et puis zut

Il m'enquiquine,
il ne répond jamais
quand j'attends sa réponse.

Et c'est toujours quand tu dors
que j'ai envie de te parler...

Des fleurs et des claques
en quantités ingérables
pour la peine.

Can't stop!

Gravenhurst "The diver"
(Le scaphandrier)

Pendant ce temps, j'écoute KMS,
la meilleure radio du net français
et je pense à 20six, version humaine,
brillante, artiste,
trop artiste, informatiquement défaillante.

Je pense à cet informaticien, qui avait une âme,
(à cette équipe peut-être) qui avait si bien compris
certaines choses, comme de préciser le morceau écouté
pendant la rédaction de la note - on aurait aussi pu ajouter
la température ambiante, la dernière nourriture ingérée,
le dernier bon mot entendu, la tenue vestimentaire,
les heures de sommeil à son actif, le montant de son compte en banque,
et celui des dettes, la tension, le poids, l'odeur ambiante, l'éclairage de la pièce,
les douleurs corporelles, les heures travaillées, les sourires récoltés,
les altercations, le nombre de verres (ou autre sbstances) avalés.

Je pense à cette personne (homme? femme? Both of them?)
et à son (comment dit-on? Programme, logiciel, plate-forme?) 20six
balayé, remplacé par un machin laid et parano - sécurité oblige - alors QUE - marketting oblige? - la version est encore en vigueur en Espagne (pourquoi? c'est du pur et simple racolage alors?!).

Je comprends pas.

Est-ce que les Français sont trop cons pour garder un "machin" défaillant mais sensible et si c'est si défaillant, pourquoi on le propose ailleurs? Pourquoi on n'essaie pas de réparer la défaillance au lieu de le changer pour un truc laid et froid comme l'Allemagne?

Il est où l'enjeu? C'est juste une question de marchés et de pistons?

Ajout

Faut que j'ajoute quelque chose
d'indicible.
S., l'un de mes meilleurs amis,
a vécu 6, 8, 10 ans? avec une femme Sk.
Elle ne l'était pas au début,
elle l'est devenue,
il a essayé de la sauver,
il a cherché une maison de campagne,
un lieu idyllique,
vieux mas paradisiaque
perdu au milieu de la garrigue,
pour lui faire l'amour
et s'occuper d'elle,
de jour comme de nuit.
Il était si heureux,
si gonflé d'espoir
qu'elle a sauté d'un cinquième étage.

Question de vie

En fait, c'est ça,
la seule et vraie définition
du souffle de vie :
osciller entre les fleurs et la claque,
dose savamment réfléchie,
limites intelligemment définies,

Rufus Wainwright - The one you love

untel parlait aussi de résistance,
qu'il en fallait, mais pas trop,
mais qu'il en fallait quand même.

Dosage.
Subtilités de l'inconscient.
Jeu : "Je te tiens, tu me tiens
par la barbichette..."

Pas d'analyse.
Interdiction formelle
(pour la femelle).
Donc, contrer, s'opposer,
apprendre à lire,
à dire.

On peut aussi,
disait untel,
mais il faut s'attendre aux coups.

Si j'étais morte,
comme le disait untel,
alors je n'aurais que faire des coups.
Et puis les coups,
on les reçoit et on les rend,
parfois.
Parfois, on oublie aussi
de les rendre. On oublie.
On s'indiffère,
on se distrait,
parfois.

Dosages.

Parfois, on se souvient juste
d'avoir vécu. Et on est trop content,
parfois, mais pas toujours.

Equilibre.

Avec l'âge, la machine se détraque, disait un autre.
"J'y pense et puis j'oublie,
c'est la vie, c'est la vie..."

ou de mort

Si j'étais morte,
comme le disait untel,
ça voudrait dire, en gros,
qu'on pourrait me souhaiter un cancer,
sans que j'en sois affectée,
le moins du monde.
Sacré privilège!

Là, je ne suis pas certaine
d'être d'accord.

Est-ce qu'on pourrait dire,
est-ce que l'expression :
"Il est tombé dans une marmite
d'eau maudite quand il était petit"
serait parlante?

Est-ce qu'on a envie d'acheter des fleurs
pour les envoyer non pas par la poste
mais à la figure de quelqu'un?

Pourquoi des fleurs?
Pourquoi pas une claque?

Dans la claque aussi
on trouve un souffle de vie,
suffit de revoir les bons vieux films.

Question de vie ou de mort

Un jour, quelqu'un m'a dit que
j'étais morte.
Je ne crois pas.
Cette personne se trompait.
J'en suis presque sûre.
Pourtant, pourquoi cette envie,
d'offrir des fleurs?
Alors que, aussi,
je pourrais
ne pas en avoir envie.
Dans les fragments de mémoire,
aussi des bribes obscures,
noires, déboires, grimoires,
des voies sans issue,
des tourbillons de vertige,
de vestiges,
de prestige,
enfouis, illusoires,
accessoires, dérisoires...

Des fleurs,
pour un souffle de vie,
désormais,
lui aussi, enfoui.

Des fleurs...
qui ne servent à rien,
un dessin, chez l'enfant,
un poème, pour l'adolescent,
un morceau de musique,
un tout petit peu de temps,
un billet,
un appel,
un verre,
un voyage,
une carte postale,
suédoise ou pas.

Un repas.
Une danse,
Clémence, en transe,
avance, encense,
carence ou chance.

Une pensée, vagabonde,
Cunégonde, qui abonde
dans le sens oblong
des ondes, longues
et rondes.

Des fleurs, candeur,
langueur, blancheur,
instant
songeur, charmeur,
menteur.

Erreur.

samedi, juin 17, 2006

Bilan

À distance, encore une fois,
on est ensemble
dans le bilan. Riche,
je trouve, en tout cas,
pas pauvre.

On y est. On ne peut donc
arriver à aucune conclusion.
Pas encore.

jeudi, juin 15, 2006

Le Balbutier

Le corps du Balbutier est en baudruche pâle,
bleue chez les uns et rose chez les autres.
Ses organes pèsent juste ce qu'il faut
pour équilibrer la force ascensionnelle du gaz rare qui le gonfle.

"La vie secrète des verbes"
de Nadine Bitner, Flammarion

dimanche, juin 04, 2006

46

Pourquoi ce nombre?
Codigo 46, de Winterbottom,
2046 de Wong Kar Waï...

jeudi, juin 01, 2006

Ciné, enfin!

Vu X-Men III. Vertus thérapeutiques,
même si,
je crois,
avoir préféré le premier aux deux autres.
Pas sûre pourtant...

Balance

Ceci explique cela
Et vogue
Mauvaise
Le 23 mai, donc.

C'est vrai
L' importance
Vu un truc
Je sais

Le rapport

Idem...

Je dois
C'est affligeant,
Ce que j'aime
Je veux dire

F. est décédé.

Professionnellement
Mais c'est quoi

Lu
Et maintenant
Parfois

mercredi, mai 31, 2006

Parfois

Parfois, j'ausculte ces trois visages,
pourquoi avoir uni ces trois nationalités?
Pour la cohérence, un regard espagnol,
un autre portugais,
et des pensées françaises.

C'est dans ce sens, la spiritualité de Jorge Tutor,
peut-être espagnol au demeurant
http://www.jorgetutor.com/

l'intégrité espagnole
http://www.rafaelvargas.com/v3/index.html

et l'abstraction française
http://www.zohiloff.typepad.com/

Abstraction, non, plutôt approche conceptuelle,
mais à la sauce d'aujourd'hui.

Et oui, ça donne peut-être un truc dans le genre...

jeudi, mai 25, 2006

Finished

Et maintenant
un peu de repos.
Ça tombe bien.
c'est presque l'été.

(Une petite quinzaine
de spectateurs. Une marionnette
qui fonctionne. Pas la force de tenter
quoi que ce soit ailleurs pour l'instant.)

mercredi, mai 17, 2006

Chapeau

Lu un très bel article,
sur Godard,
dans Ku-he.

Avec un commentaire redoutable :
"Ils vont devoir attendre qu'ils meure
du coup."

Et aussi

Mais c'est quoi la mémoire virtuelle?
Et comment ça "s'amplifie"?

J'essaie le montage sur Flash,
quand je veux enregistrer un exe,
un avertissement apparaît :
"Impossible, Windows va amplifier
la mémoire virtuelle et certaines
opérations ne pourront pas être effectuées."

Et du coup, impossible d'enregistrer
quoi que ce soit en dehors du doc Flash.

Je me demande aussi si on fait à chaque
fois une copie quand on garde un doc Flash
pour pouvoir le ré-ouvrir et y insérer
d'autres éléments.

Et dire qu'il y en a qui savent de quoi je parle...

mardi, mai 09, 2006

Trois questions fondamentales

Professionnellement parlant,
je dirais...
Il est crucial de savoir :
Quel est son travail?
Pour qui on travaille?
Et avec qui?

J'ajouterais que je me donne un an
pour répondre aux deux dernières.
(Et qu'une seule réponse affirmative
ne vaut pas. Encore que... si seule la deuxième
s'avère positive... peut-être... Je suis encore
d'une très grande naïveté...)

vendredi, mai 05, 2006

Deuil

F. est décédé.
Embolie.
38 ou 40 ans.
Mercredi.

Seul.

Ayant fui la société.

Mercredi.

Il avait demandé secours
à quelqu'un
ayant fui la société.

Rien à dire...
(Pourvu qu'il soit bien là où il est)

Entretien

http://www.braintrustdv.com/interviews/slouching-eng.html

mercredi, mai 03, 2006

Illusion... lucidité... illusion...

Je veux dire,
quelqu'un qui trouve toujours
quelque chose d'intéressant
à dire, est FORCÉMENT
un mec bien. Je veux dire,
on se fout un peu du compte en banque...

A ver... comme ils disent ici...

Un jour, je suis tombée amoureuse
d'un homme qui ne me prêtait
que des livres magnifiques.

Je l'avais si bien perçu
que nous sommes amants,
de temps à autre...

mardi, mai 02, 2006

Horizon

Ce que j'aime en lui,
par-dessus tout,
on pourrait dire,
c'est cette ouverture,
ou cette non-fermeture.

C'est vrai, le regard,
vite lassé - non pas parce qu'il connaît l'objet,
loin s'en faut, mais parce que, distrait,
il cherche ailleurs, ce sont des yeux avides,
difficilement rassasiés - ce regard, disais-je - et pas que le regard...
les phrases, aussi, jamais finies... pour la première fois de ma vie,
j'ai eu envie de dire à quelqu'un cette sentence si souvent entendue,
car elle m'était adressée : "Pourriez-vous terminer votre phrase? -
mais j'en étais au regard... qui trouve toujours de quoi apaiser son
"manque" parce que la perspective est infinie, qu'elle n'est pas
fermée.

Bon. Quoi que ce soit, cette chose informe
qui s'échappe de mes mains, je dirais presque...
à mon insu... elle est dédiée à cette grande qualité
qu'on ne trouve plus que chez les homosexuels.
Cette qualité de la "non-fermeture".

Unique, et si rare...

jeudi, avril 27, 2006

Congelé

Je dois être la seule sur la planète
à acheter les logiciels dont j'ai besoin,
et en plus, une fois confirmées les données
de facturation, il faut attendre...
je me demande... deux jours?
Pour pouvoir les télécharger?
Franchement... alors que...
sur d'autres sites...
Bref.

Comment modifier la taille des photos?
Je veux dire, quel format choisir
pour un grand écran?

Ne me demandons pas de modifier
les couleurs ou la définiton,
j'en suis tout simplement incapable.

Je peux à la rigueur faire ce qu'on me dit
mais rien de plus.
D'ailleurs, il semble que la taille soit aussi modifiable
sur Flash.
Mais quel bon lecteur lit Flash?

lundi, avril 24, 2006

mercredi, avril 19, 2006

Oppression

C'est affligeant,
c'est comme si...
comme quand, on imagine,
une bombe, un tremblement de terre,
une catastrophe naturelle
et un vêtement reste accroché
à quelque chose,
un arbre, un fil barbelé,
peu importe,
et il y a cette sensation,
atroce, d'être dans une autre dimension,
ridicule, mesquine, ce fil,
cette maille que l'on n'arrive pas
à défaire et qui...
empêche
de fuir...

Ce vêtement que l'on ne peut pas
enlever. Et de se demander
s'il vaut mieux
essayer de le détacher,
ou prendre le temps
de le retirer
ou s'asseoir
et attendre.


Je suis lasse
d'être angoissée,
pour rien,
juste des riens
contre lesquels
on ne peut lutter
(je ne peux lutter).

Lasse. Oui.

(Mais je vais essayer de trouver
une solution).

samedi, avril 15, 2006

Règlement de compte

Le rapport avec le temps
peut parfois se comparer
à celui entretenu avec l'argent.

On comptabilise les heures,
journées, semaines "perdues",
la non-rentabilité de l'existence.
On éprouve de la culpabilité.
On s'endort et on rêve que la planète
avance pendant qu'on stagne et
qu'on se le reproche.

D'où vient cette frustration
qui interdit de se placer en simple
observateur? Cette absurde conviction
de devoir à tout prix faire acte
de présence?

Comptabiliser les minutes, heures
qui restent à vivre dans ce comas
intérieur. Se fixer un moment
de halte-là. Craindre cet instant,
craindre la confrontation,
se recroqueviller sur soi-même,
faire la sourde oreille
et percevoir malgré tout
le martellement des aiguilles
dans le cadran géant.

À suivre...

vendredi, avril 14, 2006

Soulagée

Je sais, je ne devais pas,
je n'aurais pas dû mais
c'était devenu si pesant...

Il fallait que je l'écrive.

Je m'en suis peut-être libérée,
éloignée, indifférenciée...

jeudi, avril 13, 2006

Lenteur

Vu un truc pas terrible du tout,
avec quand même des trouvailles
dans le domaine de la projection.

Ils utilisent l'écran géant,
bien sûr, mais aussi la surface
de plusieurs valises superposées.

Pourtant il y a deux manies
qui me poussent hors de la salle,
les acteurs se déplacent à la vitesse
d'un escargot (parce que l'espace
est réduit) et marchent comme
sur un lit de verre brisé,
c'est insupportable.
Le spectateur doit attendre
dix minutes chaque fois
que l'acteur se rend d'un point
à l'autre de la scène...

Ensuite, c'est cette tendance
depuis au moins 20 ans
à traduire systématiquement
un "discours" tenu pour "fort"
en deux, trois, voire quatre langues
parfois. Si on a le malheur d'en
comprendre deux ou trois,
on regarde le plafond et on attend
patiemment que la leçon
soit terminée.

Je n'en pouvais plus,
ça ne m'arrive pas très souvent
mais je me suis levée pendant
une séquences de bruits
inaudibles - le sujet de la performance
traitait manifestement de la guerre -
entraînant avec moi W. qui avait eu
l'amabilité de m'accompagner et qui,
de plus, m'avoua qu'il n'avait jamais
quitté une salle même lorsqu'il s'y était
ennuyé.

Alors nous sommes allés
grignoter chez un Indonésien.
Et j'espère être plus chanceuse...

mercredi, avril 12, 2006

Estimation

L' importance d'un projet
n'est pas le temps qu'on y passe
mais l'intensité avec laquelle
on s'y consacre.

Prise de tête

C'est vrai que j'aurais bien aimé
qu'ils passent un bon séjour,
mais après tout, cela ne me concerne pas,
ou de très loin.

D'une part, je n'y peux rien,
d'autre part, j'ai essayé de faire
de mon mieux,
et enfin, ça change quoi?

Il est temps de retourner
à un rythme depuis longtemps
perdu.
Temps de détourner le regard.
Essayer de faire quelques pas
en avant, de reprendre le fil
décousu d'une histoire d'abandon.

Etre soi et oublier le reste.
Chercher à regarder le soleil
dans les yeux.
Se concentrer.

lundi, avril 10, 2006

Dommage

Mauvaise nouvelle...
Tant pis pour la pub. Ça reste tel quel.
Une expérience.

Le 23 mai, donc.

dimanche, avril 09, 2006

La curiosité

Et vogue au vent,
vogue le navire...

vendredi, avril 07, 2006

Ven a verme

Ceci explique cela
et cela explique ceci
sont dans un bateau...

samedi, avril 01, 2006

Avant

Il faut
C'est amusant,
Et puis Paris

Comme

L'autre fois
Aimer
C'est facile
Mentir
Ils sont tarés.

J'ai lu
En écoutant
On dit

Autre question
Mais qu'est-ce que

Charles

J'ai promis...



C'est p.eu

J'ai promis il y a
quelques semaines
que je ne m'immiscerai plus
jamais dans les discours
stériles qui jaillissent
à la moindre étincelle.

Et si les Français
avaient juste envie
d'une révolution,
avec ou sans motif?

Si le phénomène
était bien plus vaste
que l'on essaie de nous
faire croire?

Sortir de cette impasse
qui entraîne tout le pays
dans un _____ inévitable.

Remettre la totalité
des valeurs à plat.
Tracer un bilan,
quelles qu'en soient
les conclusions.

Il se passe réellement
de drôles de choses
en France, en ce moment...

Et le CPE, c'est peu.
Allons donc voir
un plus loin,
sur le côté.

mercredi, mars 29, 2006

Choix

Charles de Zohiloff

vendredi, mars 24, 2006

Date

Se souvenir de cette date,
toute ma vie.


24 mars 2006

24/03/2006
Bélier

Bienvenue Mademoiselle.


On va tout faire pour que ce soit le plus amusant, et le plus beau possible.
Pas une mince affaire,par les temps qui volent...

PS: Le 23 mai, le 23 mai, le 23 mai, le 23 mai, le 23 mai, le 23 mai, le 23 mai, le 23 mai, le 23 mai, le 23 mai, le 23 mai, le 23 mai. Il faut prendre un avion.

mercredi, mars 22, 2006

P.S.

Tout ça pour dire
que j'ai égaré mon u
et mon i.
(Si vous les retrouvez
merci de me les restituer...)

Petite scène quotidienne

Mais qu'est-ce que l'horreur? Le non-sens. La dégradation mentale et physique. La souffrance. Mais Shakespeare, c'est horrible alors? Non. Parce que l'horreur est peut-être pour moi la somme de ces trois facteurs, pas un seul isolé. Le non-sens dans lequel entrent l'absurde et l'existencialisme ne constitue pas l'horreur en soi. La dégradation morale et physique dans laquelle entre Sade (encore que lui, justement, il faudrait que je le relise pour savoir si j'y trouve ou non du plaisir), Freaks, Johnny got his gun(l'un de mes films préférés), je n'ai pas d'exemple en tête, si, un seul, (mais qui englobe les trois, justement, Le journal de Ceausescu (de la femme), oui, qui représente l'horreur à l'état brut (puisqu'en plus il ne s'agit pas d'un essai littéraire mais d'un journal intime... authentique), non, sur la dégradation physique et morale, comme mouvement artistique, je ne sais pas (beaucoup de photographes, souvent des femmes, mais je ne retiens pas le nom, non, je ne sais plus), la dégradation morale et physique, c'est plus du domaine des plasticiens je crois, et des cinéastes donc, et cela ne constitue pas l'horreur en soi. Quant à la souffrance (et aux larmes), bien sûr que ce n'est pas l'horreur. Aucune oeuvre ne peut être conçue sans ce "paramètre", je dirais, cette "réalité". Le mot auquel je pense tout de suite dans l'horreur, c'est la gratuité. L'"horreur" de Shakespeare ou même de Sophocles n'est jamais gratuite. Il y a toujours une quête, toujours un motif, toujours une logique, une cohérence, j'ajouterais... une manipulation dont on peut se libérer, contre laquelle on peut lutter même s'il faut en arriver à la mort pour mener la lutte à bien. (Chipé chez T. Dye trying= mourir...) Il n'y a pas de non-sens.

Pour finir, ne pas avoir envie d'accrocher un tableau de Goya dans son salon ne veut pas dire qu'on n'aime pas Goya, qu'on ne reconnaît pas la qualité de son oeuvre. D'ailleurs, qu'est-ce que j'accrocherais dans mon salon (ma culture ne me permet sans doute pas de répondre, elle est trop limitée). Je crois que j'accrocherais plutôt une oeuvre satyrique (au sens d'aujourd'hui), quelque chose de grotesque qui dénonce et fait rire, et qui se moque à la fois et de soi et des autres, sur un sujet universel, pas anecdotique mais traité de façon apparemment légère : du tragi-comique, et aussi quelque chose d'infini, d'abstrait, de cosmique qui rappelle combien nous sommes (pas tous) mais la plupart dont je fais partie, des êtres insignifiants, pas méprisables pour autant, fragiles, faibles, ridicules, éphémères, impuissants. Un tableau qui en impose, par sa gravité et sa profondeur. Quelque chose de Rotko, de Tapiès, de Miró, non Miró, ce serait pour le troisième tableau, la joie, l'espoir, la lumière mais ce ne serait pas Miró. Un tableau qui réconforte parce qu'il est d'une gaieté illimitée, sans arrière pensée, d'une gaieté chaleureuse et invincible.

Alors, je recherche sans doute la même chose dans la littérature et dans le cinéma, et dans la danse, et dans la musique : la critique, l'humour, la gravité, la profondeur et l'espoir.

Voilà pourquoi je n'ai pas envie, en ce moment, de retrouver des sensations qui finalement sont peut-être trop proches de ce que je connais, d'instinct, qui ne font pas appel à mon imagination. C'est pas ça, c'est mal dit. C'était mieux dit au début, des sensations qui donnent envie de se mettre une balle dans la tête.

Ce long discours ennuyeux, je ne l'écris pas pour moi - encore que c'est pas mal de réfléchir sur ça - je l'écris pour répondre à deux thèmes, sujets, que je lis ce soir. Comme si mon avis pouvait intéresser qui que ce soit... pour répondre à une drôle d'interrogation sur le respect.
Et au passage, j'en pose une autre de question, est-ce qu'on aurait trouvé intéressant de faire une vraie photo si le sujet avait été un mec au lieu d'être une femme? Est-ce qu'il s'agit du même respect pour l'un ou pour l'autre? (Bourré, pissant, gueulant, de près?)

Et moi, je me demande, c'est ça l'horreur pour moi? La dégradation physique et mentale (évidente), la souffrance (évidente)... mais le non-sens... (pas si évident que ça). Etre bourré et pisser en public, ce n'est pas du non-sens. Etre pris en flagrant délit non plus, encore que. Il faudrait une mise en scène pour un non-sens. Une personne qui est obligée de pisser en public pour une raison absurde. Elle y est la raison absurde, absence de toilettes dans ce lieu public. Toilettes payantes en dehors de l'espace public. (L'autre soir, des amis étrangers tombaient des nues lorsque je leur expliquais qu'aujourd'hui il fallait payer pour aller aux toilettes à Paris, y compris dans beaucoup de cafés. Ils croyaient que je plaisantais. Je tentais de leur dire que bientôt ce serait pareil ici puisque tout vient ici après avoir été mis en pratique dans mon pays natal chéri.) Alors du non sens, oui, il y en a. Mais pourquoi ce n'est pas l'horreur, ben si, c'en est, ça en serait s'il y avait eu une vraie photo - ce n'est pas le raisonnement, c'est cette bouffée d'ennui qui me monte aussitôt à l'esprit qui me fait dire ça, en me l'imaginant. Alors que telle qu'elle est, la photo, dans son vrai format, elle est drôle, elle est délicate, elle est pas : Je vais vous en mettre plein la vue, vous allez voir ce que vous allez voir, elle est satyrique ou tragi-comique. C'est pas une question de respect, c'est une question de tendresse, de pudeur, d'humanité, d'élégance, en somme. Sur quel ton on a envie de s'attaquer à l'horreur qui elle, existe bel et bien. Si on a envie de faire du L.V.T. ou du Renoir. Si on y met de la tendresse ou

JE CROIS QUE C'EST LE DERNIER MOT QUE J'ECRIS SUR CE PC. JE VIENS DE RENVERSER MA BIERE SUR LE CLAVIER... NORMAL, je parlais de tendresse... sujet tabou.

Je vais terminer quand même, pour rire... je l'ai renversée cette bière parce que je pensais à une photo qui représente pour moi la tendresse, à l'état pur : une fille dont je connais le visage, endormie, avec le pouce à l'intérieur de la main. C'est le pc qui rend l'âme? Ou c'est autre choseu?uuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuu
Je me fais huer...
u
C'est con, j'ai pas n suous en ceu moment por m'acheter un autre ordi.
uuuuuuuuuuuuuuuuuuuu Y'a une solution contre la bière? uuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuu
Je sais pas,u coummeu leu papiueur deu soieuuuuuuuuuuu avec la bougie et un fer à repasser? Je vais le mettreu à l'ueunveurs etu leu laisser sécher...

C'est le eu parisien? J'arrête.

Ça m'apprendra à écrire encore sur ce pc au lieu de m'en servir uniquement comme dvd et chaîne.

lundi, mars 20, 2006

Droits d'auteur

Autre question (évoquée chez monsieur Assouline ce matin) :
qui héritera des blogs et des sites web à grand succès?
Arrivera-t-il un jour où certains seront
"achetés" (les droits) pour être revendus?

Efficace

On dit qu'au Moyen âge,
lorsqu'un traité était signé
entre deux personnes
il arrivait qu'on torturât
un vassal au moment
de la signature afin de laisser
une trace plus profonde
dans la mémoire des signataires.

François 1er, un peu plus tard,
signa mais ne tint pas parole. Carlos V
avait-il pratiqué ce rite barbare
au début de la Renaissance?

vendredi, mars 10, 2006

Vendredi primesautier

En écoutant ce disque,
après si longtemps,
un doute surgit,
sans crier gare,
il est là, immobile,
bien ancré dans son champ d'incertitude :
Ceux qui apprécient la beauté l'apprécient-ils
parce qu'ils en sont intérieurement dénués - et qu'en quelque sorte,
ils cherchent avant tout à combler un vide, à camoufler un handicap -
ou bien la beauté n'atteint-elle que les belles âmes?
Doute profond et insupportable...

Et je pensais aussi au pouvoir de la musique,
magie des sonorités, volatiles et coordonnées.
Ne serait-ce pas ce qu'il y a de plus étonnant
dans le vol discipliné des oiseaux migrateurs?

Un blog. Un carnet intime. Une serviette en papier dans un restaurant.
Un carnet de voyage. Un agenda. Un paquet de cigarettes. Une facture.
Le sable. La poussière sur les vitres. La buée aussi. Le corps...
Tout est prétexte à tracer ces caractères magiques qui forment une sonorité propre,
adoptant le ton, le scandé cardiaque et les pulsions du dessinateur abstrait.

Créer un blog, c'est créer un monde que l'on aimerait peut-être traverser un jour,
un soir, une nuit... c'est imaginer ce que l'on aimerait lire.
Et j'avais plutôt opté pour les missives et pour les synthèses colorées
mais... Voilà.

vendredi, mars 03, 2006

D'humeur printane

J'ai lu bien des choses aujourd'hui,
de bien belles choses, en vérité.

Il suffisait de disparaître,
en somme.

Je m'en retourne de ce pas.