mardi, juin 26, 2007

Interprétation

Je lui dis (je le tire du lit, il est 2h du mat) :
- Qu'est-ce que tu penses de cette photo ?
- Humm... je ne sais pas... elle est belle...
- Oui, mais qu'est-ce que ça t'inspire?
- Je ne sais pas... de la poussière... ça m'inspire de la poussière...

Il va se recoucher.

Jamais je n'aurais pensé à ça... de la poussière...
moi, ça m'inspire plutôt quelque chose d'inquiétant,
d'imprévisible, d'irréel... une force en présence...
que l'auteur rend volontairement flou
pour en cacher la violence éventuelle.

Un genre de paysage qui peut aussi bien s'assagir que tourner à l'ouragan.
On l'ignore.
C'est sur le fil... à la frontière entre deux états.
Mais "la poussière", c'est aussi quelque chose de révolu.

À moins que ce ne soit la pollution dont il voulait parler...
gaz toxiques immédiatement perçus dans son demi-sommeil d'homme sain.

Hum... de la poussière... à cause des couleurs, ces nuages que l'on confond avec quelque fumée nocive... des arbres aux contours indécis, avalés par cette masse gazeuse, respirable ou non.
L'oranger, improbable à cette heure.

Moi, ça me fait penser à une planète inhabitée, oui, peut-être imbibée de cette poussière galactique... un plan de sciences-fiction en somme... un monde inquiétant parce qu'inconnu.

Alors que... ce serait tout le contraire... non... ce serait pareil... inquiétant parce qu'inconnu (ou trop familier, ça revient au même.)

Je pense que je vais lui acheter celle que j'ai baptisé "vide glaçant" mais je ne suis pas sûre qu'elle y soit encore, qu'il ne l'ait pas détruite. Et puis, est-ce vraiment ma préférée? J'adore la femme auréolée qui baisse les yeux. Elle me fait penser à Oliveira. J'ai le même portrait en peinture, ici (même genre de femme, sorte de Vierge, baissant les yeux), un classique sans doute.

Non, je ne sais pas... il va pourtant falloir que je me décide pour en avoir une lorsque ce sera de nouveau possible. Mais une... comment choisir? J'aime l'anecdote du NON. J'aime les brouillards qui flottent sur la ville, et les chantiers colorés sous forme de composition, de nature morte. Bref, il faut que j'y regarde d'un peu plus près, et que je cesse de m'y intéresser pour déceler celle qui reste, celle qui remonte à la surface... mais elles sont si incrustées maintenant... les immeubles en construction, les fleurs... les portes vermoulues...

C'est trop tôt. Trop frais. Vais devoir attendre.

Bonne nuit.

vendredi, juin 22, 2007

Débat chez Assouline

Je rappelle : il ne faut pas lire les commentaires de Assouline,
ils sont à donner la nausée... alors que les post, eux, valent vraiment la peine d'être lus.
Comme ce dernier sur le concept de la "francophonie" (devenu péjoratif),
reléguée au rang de substrat de la langue française.

Comment peut-on ne pas être d'accord avec cette constatation?

Histoire

À consulter un de ces quatre, pour mémoire.

samedi, juin 16, 2007

citations

El movimiento no existe fuera de las cosas, pues todo lo que cambia, o cambia en el orden de la sustancia o en la cantidad, o en la calidad, o en el lugar.
Aristóteles (384 AC-322 AC) Filósofo griego.

(Le mouvement n'existe pas en dehors des choses, car tout ce qui change, change ou bien dans l'ordre de la substance, ou bien en quantité, ou bien en qualité, ou bien de lieu.)


Todo lo que se mueve es movido por otro.
Aristóteles (384 AC-322 AC) Filósofo griego.

(Tout ce qui se meut est mu par un autre.)

dimanche, juin 10, 2007

Farrelly brothers

En souvenir de There's something about Mary, un extrait de Dumb and dumber
Là,

mardi, juin 05, 2007

El principio

Alors, je sais à peu près ce que je voulais savoir...
Que Mary, si je t'avais sous la main à l'instant même,
je t'étriperais.
En même temps, c'est parfait. Je t'embrasserais peut-être,
oui, Mary, pour le coup du Erice.
Oui, c'est sans doute mieux. C'est sûr. Incontestable.
L'événement a eu lieu. J'avais quelques craintes. Si.
Mais non. (Ne me dites pas que dans le dictionnaire,
ils ont osé écrire évènement, au lieu de événement, si.)
Bon, ça non plus, ce n'est pas grave.
Les dictionnaires sont censés suivre l'évolution de la langue...
et de ses usages.

Je sais pour Erice, parce que ça correspond parfaitement,
sa description, ce qu'elle en dit. C'est exactement ça.

Bref, ça a eu lieu et c'est un début.

Sinon, je crois que je vais continuer ma sélection.

Jérémie, 22, 13

Malheur à toi, Joaquim,
tu te fais construire un palais
sans respecter la justice!
Tu y ajoutes des étages
sans respecter le droit des gens!
Tu fais travailler les autres
pour rien, sans les payer!
"Je veux me faire bâtir
un palais grandiose, dis-tu,
avec de vastes étages."
Tu y ouvres des fenêtres,
tu en revêts les murs
avec du bois de cèdre,
tu le fais peindre au rouge vermillon.
Veux-tu prouver que tu es roi
en choisissant le bois de cèdre
pour te distinguer?
Ton père mangeait et buvait
comme tout le monde,
mais il appliquait le droit
en rendant la justice,
et il s'en portait bien.
Il faisait droit au pauvre
et au malheureux,
et on s'en trouvait bien.
Celui qui agit ainsi
montre qu'il me connaît vraiment,
moi le Seigneur.
Mais toi tu ne regardes
que ton propre profit,
tu ne t'intéresses
qu'à faire mourir des innocents
et à pratiquer
une brutale obsession.

(...)

A sa mort il n'y aura pas
de lamentation funèbre;
personne ne dira :
"Quel malheur, mon frère!"
"Quel malheur, ma soeur!"
On ne le pleurera pas
en disant "Quel malheur, mon
maître!"
"Quel malheur, Excellence!"
On l'enterrera comme une bête,
on traînera son corps
pour s'en débarrasser
hors des portes de Jérusalem.

samedi, juin 02, 2007

Sélection

Puisqu'on ne me laisse pas accrocher ma sélection de photos préférées (la plupart détruites, en plus! De quel droit?), je vais passer à une autre sélection qui ne regarde que moi.

Luc 17
Le pécher et le pardon
Jésus dit à ses disciples :
- Il y aura toujours des faits qui entraînent les hommes à pécher. Mais
malheur à celui qui en est la cause! Il vaudrait mieux pour lui qu'on lui
attache au cou une grosse pierre et qu'on le jette dans la mer, que s'il
faisait tomber dans le pécher un seul de ces petits. Prenez bien garde!

Si ton frère se rend coupable, parle-lui sérieusement. Et s'il le regrette,
pardonne-lui. S'il se rend coupable à ton égard sept fois en un jour et
que chaque fois il revienne te dire : "Je le regrette", tu lui pardonneras.

Jean 12
Quelques Grecs cherchent Jésus
Quelques Grecs se trouvaient parmi ceux qui étaient venus à Jerusalem pour adorer pendant la fête. Ils s'approchaient de Philippe (qui était de Bethsaïda en Galilée) et lui dirent :
- Monsieur, nous désirons voir Jésus.
Philippe alla le dire à André, puis tous deux allèrent le dire à Jésus.
Jésus leur répondit :
- L'heure est maintenant venue où le Fils de l'homme va être élevé à la gloire. Je vous le déclare, c'est la vérité : un grain de blé reste un seul grain s'il ne tombe pas en terre et ne meurt pas. Mais s'il meurt, il produit beaucoup de grains. Celui qui aime sa vie la perdra, mais celui qui refuse de s'y attacher dans ce monde la gardera pour la vie éternelle. Si quelqu'un veut me servir, il doit me suivre; ainsi, mon serviteur sera aussi là où je suis. Mon Père honore celui qui me sert.

jeudi, mai 31, 2007

Mais tout ça ne me dit pas comment faire pour envoyer un fichier sonore en mp3 et winzippé à partir d'un cd sur lequel figure le fichier.
Je mets le cd, je l'ouvre, j'ouvre le fichier sonore avec i-tunes, je convertis le fichier en mp3. Mais où est-il enregistré ce fichu fichier. Pour le winzipper, il faut que je sache où les met i-tunes une fois convertis. Comment faire une copie de cd à disque dur sur i-tunes?
Bon, je vais essayer avec Windows Media, mais il faut ensuite l'ouvrir avec i-tunes pour le convertir en mp3.

Cela faisait des mois que je ne me prenais pas la tête sur cette machine-tête.de.bourrique.

samedi, mai 26, 2007

Emplettes


Charles de Zohiloff : photographies
du 1 au 7 juin
galerie Fin Avril

14 rue Deguerry, 75011 paris
vernissage le dimanche 3 juin à 15h


vendredi, mai 18, 2007

Et ça ?
vous en dites quoi?

Et puis, qui est Thomas Arthuis ? Un hasard, ce lien proposé ?

Hola...

Envie de raconter mes dernières aventures en informatique.

Donc, le pc plante et mes deux voyelles n'ayant jamais été retrouvées,
la compagnie qui me l'a vendu et à qui j'ai versé plus de 200 euros
pour une garantie de trois ans certifiée me propose (encore heureux!)
de me le confisquer trois semaines (à partir d'un mois,
avec l'obligation de m'en fournir un de rechange) pour me le remettre en état.
J'en profite pour grommeler qu'en plus, les "i" et les "u" se sont fait la malle,
et hop! je me retrouve avec un clavier tout neuf où je peux taper librement,
sauf que.... me croira-t-on? seules les lettres et les chiffres correspondent à
ce qui est écrit sur la touche.
Exemple : si je tape 2 points, c'est en appuyant sur Maj. et point.
Je découvre par la même occasion que j'ai mémorisé les touches et
que je ne regarde plus le clavier quand j'écris,
ou très peu, pour relire.


Petit répertoire personnel.

MAJ.
!"·$%&/()=?¿
Ç*¨_:;


90'¡
ç+´-.,



Sinon, à peine allumé l'ordinateur, je choppe une saleté qui s'infiltre dans un logiciel WinZip dont j'ai peut-être grand besoin si l'envoi fait à C.A n'a pas fonctionné... bref,
bilan des courses, je me retrouve avec un parasite Error Safe (rien que le nom, j'aurais dû deviner...) et je suis les conseils glânés sur Google pour essayer de m'en débarrasser. Mon écran s'ouvre sur -DOS, il éteint mon pc et le rallume... hum... l'icône du machin Error Safe est parti. Est-il détruit? Est-ce vraiment Matrix, à l'intérieur ?

Quoi qu'il en soit : "Bonjour chez vous!"



mercredi, avril 04, 2007

dimanche, avril 01, 2007

Al Sur

Malaga, by night...




...y by day.



En el Pimpi...



Marzo 2007... Manolo Santo guitarrista con su esposa Agnes Cordoba.

mercredi, mars 28, 2007

C'est dommage, j'avais écrit un texte respectable sur ce stage :
créer des liens, des ponts salutaires entre les choses.
devenir plus intelligent et rendre le monde plus intelligent,
favoriser une méthode (ou pédagogie.
qu'on pourrait qualifier d'individualisme collectif,
jouer sur les performances uniques de chaque apprenant,
rassembler les forces en présence de façon équitable,
oser dire que seul l'amour régit le monde,
le fait avancer ou reculer par manque ou par abondance...

Beau stage. Pas le courage d'accrocher une ou deux photos,
je suis vanée (poil au nez!)

mardi, mars 20, 2007

Des hauteurs


Ça m'a toujours étonnée qu'on construise (qu'on ose!)
construire des immeubles de plus de 5 ou 6 étages.
Les gens croient-ils fermement que la terre est stable?

Étonnant aussi que dans tous les films de science-fiction
où les villes sont souvent détruites à la suite d'un cataclysme quelconque,
les gratte-ciels de NY sont en général sur pied (en grande partie)
comme si l'homme avait réellement inventé
la manière d'adapter son architecture aux secousses de la terre...
Jusqu'à quel point?

Et si ce n'est pas le cas, pourquoi ce besoin de s'agglutiner
vers une sorte de point névralgique?
Pourquoi cette impossibilité de reproduire un centre,
presque à l'infini?
Pour les monuments, pour l'histoire,
pour la résistance des matériaux et leur assemblage savant,
ancien.
Sinon, pourquoi? Et pourquoi cette attirance vers le passé?
Pourquoi cette défiance envers le présent, le futur, le progrès?

Il y a pourtant des villes qui s'étendent plus qu'elles ne s'élèvent,
goût ou coût? A quoi tout cela est-il dû lorsque la ville n'est pas enfermée
par des barrières naturelles?

lundi, mars 19, 2007

Le pot aux roses


Et le temps passe et ... personne ne s'en rend vraiment compte...



Tiens, j'ai appris une belle expression québécoise, aujourd'hui :
"pelleter les nuages" qui serait le contraire de "aller droit au but"
ou synonyme de "tourner autour du pot (aux roses)".



Et je peux continuer ici, mais la photo reste
où elle est, enracinée dans son code html, les souris courent et l'image reste impassible.

Des fleurs. Rien de mieux sous la main.

On ferait mieux d'utiliser des bouquets comme calendrier. Un par semaine.

Qu'est-ce que devient la tige et ses feuilles, une fois la fleur fanée? Combien de temps ça met à jaunir, à pourrir, à se dessécher, à partir en lambeaux? Combien de temps faut-il pour oublier?

mardi, mars 13, 2007

Vu The host. Quelque chose de la Guerre des mondes, non?
Et Paris, je t'aime (ça ne m'a pas donné envie de revenir...)

lundi, mars 12, 2007

dimanche, mars 11, 2007

Ignorance

Je veux pas savoir, je veux pas savoir, je veux jamais savoir, je veux rien savoir, je veux jamais savoir, je veux pas savoir.

samedi, mars 10, 2007

Le bourrin et la greluche

À propos du débat Hommes-Femmes,
moi, je vois plutôt le monde peuplé de bourrins
et de greluches contre tous les autres.
Les bourrins sont bourrins avec les hommes et les femmes.
S'ils tombent sur une greluche, ils la traitent comme telle.
De même, la greluche le traite comme un bourrin
et se comporte comme une greluche.
Jusque-là, tout va bien puisque la greluche en est une,
que le bourrin en est un et qu'ils forment la majeure partie des êtres humains.

Là où ça se complique, c'est quand le bourrin rencontre une femme
et que la greluche rencontre un homme.
Le bourrin se comporte en bourrin et la femme se plaint (ou devient greluche).
La greluche se comporte en greluche et l'homme s'en plaint (ou devient bourrin).

Nonobstant, la greluche se comporte aussi en greluche avec les femmes
et le bourrin en bourrin avec les hommes.
Le bourrin et la greluche ont des points en commun,
ils sont cons par nature et détestent les minorités
(hommes, femmes mais également homosexuels, juifs, arabes... etc.
qui comptent eux aussi leurs lots de bourrins et de greluches).

Le bourrin et la greluche font souvent des enfants
et les élèvent selon leurs principes de bourrins et de greluches.
Si le bourrin fait un enfant à une femme,
en général, ça se passe mal et il lui tape dessus.
Si la greluche fait un enfant à un homme,
en général, ça se passe mal et elle lui reproche de ne pas gagner assez d'argent
ou l'humilie de toutes les façons imaginables.

Il est vrai aussi qu'en chaque homme sommeille un bourrin
et en chaque femme, une greluche...
mais il arrive qu'un homme ait des tendances greluche
et une femme, des tendances bourrin.

Quand l'homme à tendance greluche
rencontre une femme à tendance bourrin,
en général, ça se passe bien,
et les enfants ont des chances de devenir
des hommes et des femmes,
condamnés à être maltraités
par les bourrins et les greluches.

Voilà pourquoi cette histoire de journée de la Femme est un scandale.
Ou alors, qu'on fasse un jour de la Greluche,
puisqu'en effet, le bourrin a le dessus sur elle
et sur l'ensemble de la population.

Vus et approuvés

Temps real de Magda Puyo (à couteaux tirés, c'est le cas de le dire!)

Homeland de Roberto Oliván (danse cirquée, très beau...)


À voir, demain sans doute : Folie en famille de Ricard Gazquez, à la Sala Beckett

jeudi, mars 08, 2007

Entre les deux, mon coeur balance

Toujours pas compris pourquoi un Jour de la femme et pas un Jour de l'homme...
Alors, bien sûr, il y a ça (dont j'ai déjà parlé) envoyé par Martin Edenik, lequel salue Marta et Carlos au passage et pour l'homme, ça ou ça. Du coup, on a l'embarras du choix...

Photo de Yo

mercredi, mars 07, 2007

Reconstitución (única experiencia de chat)

Photo de Yo



- Hola, Alex, ¿en qué te puedo ayudar?
- Hola Ayuda, estoy intentando descargar archivos pero va muy lento.
- Ah... puede que sea la velocidad de tu conexión... ¿Tienes adsl?
- Pués, sí.
- ¿Ké velocidad?
- No sé...

- ¡El fuerte abusa al necio!

- ¿Y hace tiempo que descargas archivos?
- Más de una hora.
- No, amigo, te pregunto si hace tiempo que sueles venir a descargar... Porque yo, no veas, empecé a los 14 y hoy mi casa está llena de trastos, tanto que no me queda sitios para andar... Ya sé ke ahora, todo el mundo juega con la informática, incluso los ke no saben nada pero en mi época, era diferente, aunque lo bueno es que todo era más caro, jé, jé...
O sea, ¿estás descargando algo desde hace una hora? ¿Ké tamaño tiene la cosa?
- 7 Mb. ¿Dónde veo la velocidad de la conexión?
- Pon el ratón en las pantallas de abajo. Está escrito bien claro.
- ¡Ah sí! 2 Mbps.
- ¡Anda, estás de broma! ¿Sólo 2 Mbps?
- ¿Es poco?
- ¿Poco? ¡poquísimo! Yo tengo 60, para ke te hagas una idea pero claro hay cosas ke no se pueden comparar...

- ¡Corre, que el diablo anda suelto!

- Bueno, Alex ¿cuántos archivos descargaste ya?
- No sé...
- Si miras en tal y cual párafo, lo sabrás.
- ¿Tal y cual párafo? A ver...
- Sí, vas aquí, abres esto, pon el ratón allí y verás.
- Lo estoy haciendo...

- Las apariencias engañan...

- Ya lo veo, hasta ahora, he descargado 300 Mb.
- Vale. Entonces es normal.
- ¿Sí?
Yo - Hola Ayuda, hola Alex, acabo de mirarlo también, tengo 910 Mb.
- ¿Lo ves?
- ¿Ké veo?
- Otros tienen mucho más. El sistema sirve más rápido a los que tienen más. Tú tienes poco, por lo tanto, te sirven después. Oye, Alex, ¿te puedo hacer una pregunta?
- Claro.

- No temer es huir ante el peligro.

Yo -
Aïe...
- ¿Te sientes sólo, a veces?
- Sí, como todo el mundo, a veces...
- ¿Cuántos años tienes? A mí, ya me da verguenza decir mi edad, jé, jé...
- 23. ¿Y no hay manera de acelerar el proceso para tener más archivos descargados en el histórico?
- Sí. Sí, hay una manera. Perdona, que estaba mirando si el disco duro externo funcionaba porque te dicen que va bien pero al final, siempre hay algo que falla... ¿Qué decías?
- Si se puede hacer algo para que vaya más rápido...
- Te fastidia, ¿eh? Normal. ¡Una hora para 7 Mb! Hasta con un caracol irías más de prisa. Y necesitas ayuda, por eso me preguntas y por eso me llamo así. Has tocado en el clavo, Alex. Por cierto, ¿dónde estás? ¿de qué parte de España?
- Ahora, estoy en el Sur.
- Ah, ké bien. Al ladito del mar. Me muero por ver los campos y el mar. Aunque Madrid me encanta, hay que decirlo. ¿Y cómo ocupas tu tiempo?


- ¡Fuera, que ya llegan!
- ¡Socorro!

-
De momento, no hago gran cosa, me aburro más bien...
- Y por eso estás descargando cosas, al menos lo intentas, jé, jé... ¿Ké usas?
- ¿Cómo, ké uso?
- Quiero decir, ¿estás en windows xp, linux, ké sé yo...?
- XP.
Yo - ¡Aïe!
- Hola Aïe, ¿será tu nombre en este fabuloso chat, no? ¿Sigues aquí?
Yo - Sí.
- O sea, Alex, que estás en el Sur para tocarte las narices. ¡Vaya buena vida, tan joven! Suerte de no tener que pagar el alquiler porque por Madrid, los precios se han disparado y uno tiene que buscarse la vida como sea. Yo lo tengo aún más crudo con todo esos aparatos que invaden la casa. Supongo que el paro tiene sus ventajas.
- No, no estoy en el paro, trabajo en la milí.
- ¿Ah sí? ¡Mi abuelo también era en la milí y nos contaba unas historias de película! Me acuerdo perfectamente del tono que usaba para evocar a los soldados, sus hazañas, en fin... Es otro tema. ¿Y os pagan bien para no hacer nada?
- Unos 200 000.
- ¡Hombre, tampoco te puedes quejar, 200 000, es un buen sueldo.
- Sí, no digo nada al respecto.
- Ah, sí, es verdad, se me olvidaba. Quieres saber cómo hacemos nosotros para ké vaya 1000 veces más rápido.


- ¡El diablo anda suelto!

- Sí. ¿Hay una manera?
- Por supuesto que la hay. ¿Cómo crees que me espabilo yo para tener todo lo ke necesito en unos segundos?
- Pués, no lo sé.
- Es verdad, no sabes mucho de nuestros trucos, eres un novato, recién empleado, y aburrido de la vida. Bueno, como me caes bien y que soy la Ayuda personalizada, para gente como tú, ke andan perdidos en el laberinto de nuestros nuevos medios técnicos, te lo voy a contar pero ke sepas ke hay poca gente ke lo sabe y aparte, tienes ke seguir mis indicaciones al pie de la letra.
Yo - ¡Aïe!
- ¿Ké, aïe, todavía con nosotros por lo ke veo?
Yo - Sí.
- Encantado de ayudarle. ¿De dónde vienes?
Yo - De Bélgica.
- ¡Ah, Bruxelles! ¡El chocolate belga! ¿Múchísimo mejor que el de Suiza, verdad? Bueno, Alex, ¿por dónde ibamos?
- Por la manera de aumentar la velocidad.
- Ah sí, es ke me pierdo a menudo porque siempro tengo algo pendiente... no sé hacer una cosa a la vez. Parece ke el disco duro externo ha arrancado. ¡Por fin! Ya era hora... Entonces, vas a hacer exactamente lo ke te digo, ¿capito?
- Sí.
- El secreto está en un fichero ke hay ke descargar.
Yo - Aïe
- Se llama "Y". ¿Vale?
- Sí, lo estoy buscando.
- No, espérate. Primero, escuchas, luego, haces. Es ke tampoco tengo toda la noche para ti, entiendes?
- Sí.


- ¡Huye! El tiempo es tiempo!

- A ver, vas a buscar este fichero, lo descargas y lo pones en tus documentos, luego, lo vuelves a poner en su sitio. Y hasta.
- ¡Facilísimo, pero no sé como volver a ponerlo!
- Tranquilo... Aquí estoy, para guiarte. Lo único ke debes hacer, es seguir mis instrucciones. Dadas las circunstancias, tendriás ke saber hacerlo, o sino es ke realmente no haces nada, jé, jé, ya me entiendo. ¿Por cierto, crees ke Aïe nos sigue escuchando? ¿ Qué tiempo hace en Bélgica?
Yo - Frío.
- Ya me lo imaginaba. España tiene mejor clima, desde luego. ¿Alex, estás aquí?
- Sí.
- Perfecto. Podemos empezar. Busca este fichero.
- Lo veo. ¿Lo descargo ahora?
- Sí. Verás, está hecho a proposito, va mucho más rápido.
- Es verdad.
- Confía. Ayuda te ayuda. Es mi eslogán. Nadie ha encontrado mejor de momento. ¡Soy el rey del Mambo y la ayda es lo mío!
- Ya lo creo.
- ¿Lo tienes?
- Sí.
- Ponlo en tus documentos.
- Lo hago.
- ¿Está?
- Sí.


-¡Al que no sabe ver, se le ocurre desgracias!
- ¡Corre, corre!

- El diablo anda suelto.
-¡Socorro!

- ¿Ké pasa aquí?
- Nada. ¿Ya lo tienes en tus documentos?
- Sí.
- Muy bien. Ya veo que estás atento. Entonces, ahora, tienes ke llamarle WW.
- WW. Vale. Hecho.
- Ah, mejoras por lo ke veo... Ahora, abrelo y cargarlo de nuevo donde estaba. Haz esto y lo otro, luego esto y al final esto. ¿Ya?
- Lo abro, vale. Lo cargo otra vez... espera... abro esto y lo otro, ahora abro esto... ¡está cargado de nuevo!
Yo - Aïe.
- Oye, aïe, a mí no me gusta la gente que miente. Es una falta tremenda de educación. Cuando uno te pregunta de dónde vienes, lo mínimo es no equivocarse de país y no confundir Belgica, ke está al norte de Europa con España, ke está al Sur.
Yo - ¡Ké despiste! ¿Pero, y tú, cómo lo sabes?
- Pues lo sé por ke tu conexión es española, no belga, ¡caray!
- Bueno, Ayuda ¿y ahora ké hago?
- Pués ¡¡¡ te jodes!!!, lo has hecho todo perfecto y ahora tienes un bicho ke te está destruyendo todo el sistema y ke has puesto tú mismo en tu casa. Ah, ah, ah!!! Ayuda te ayuda!!!! ¡¡¡Nunca mejor dicho!!! Y lo siento, "colega que no hace nada" pero yo, sí, estoy ocupado y ahora me voy a acostar, ke es muy tarde y ke necesito dormir unas horas al menos para seguir adelante. Así ke me despido. Hasta nunca.
- Oh, no!!!! ¡¡¡¡Ké burro!!!

mardi, mars 06, 2007

Proverbe du jour

Tant va la Cruche à l'eau
qu'à la fin, elle se casse.

À méditer... (du coup, je me sers une Coronita, ça fait bien longtemps que je ne bois pas cette bière qui, paraît-il est traître)

Et j'ajoute : j'aime bien la caricature (bien faite!) C'est tout un art. Une caricature réussie est très difficile à reconnaître. On ne sait pas si c'est du veau ou du cochon, on doute, on se remet en question, on jubile si on est d'accord, bref, ce n'est pas à la portée de tout le monde alors que d'autres procédés sont plus simplistes, finalement.

Pour sauter du coq à l'âne (je suis dans le registre "bestiaire", ce soir), je remarque que les gens qui m'impressionnent vraiment, ceux qui me font trembler de peur, perdre mes moyens, bredouiller... ce sont les gens modestes, simples (pas simplistes), indulgents, compréhensifs, attentionnés... ces gens qui ont toujours cet humour bon enfant, parfois teinté d'une pointe d'ironie, mais de cette ironie délicate, souvent percutante. Oui, devant des gens comme ça, je ne sais plus où me mettre. Les autres, bon, les autres ne m'impressionnent pas. J'aime bien ceux qui osent, j'aime bien les ours, les originaux, les distraits mais ça n'a rien à voir.

Pourquoi faut-il que la france ait choisi le Coq, franchement...

J'ai fini ma Coronita, je n'ai donc plus rien à dire.

Musique!

lundi, mars 05, 2007

dimanche, mars 04, 2007

samedi, mars 03, 2007

Bedroom (regalo de KMS)

Berceuse de Lozninger Sunday (I will play)
Photo de Zohiloff

Et en prime, un blog musical canadien saidthegramophone
et des photos, plein de photos...

jeudi, mars 01, 2007

Pong

C'est dégueulasse d'arrêter. C'est petit. C'est tout rabougri.

mercredi, février 28, 2007

Culture(s) clandestine(s)

Ne pas oublier que je sais de quoi je parle
quand je dis que se laver les cheveux
deux ou trois fois par semaine
prend un certain temps.

Reconnaître que la poussière,
notamment dans les grandes villes
salit les cheveux et oblige parfois
à un nettoyage quotidien.

De là à protéger notre chevelure avec un foulard
et celle des petites filles à l'école,
comme le faisait le tablier.

Et on en est là. A déplorer le fait que certaines femmes souhaitent
se dispenser d'une corvée journalière.

lundi, février 26, 2007

Gros Beta, va!

Hourra! Je peux accéder à mon blog!
Ah, on peut dire que la nouvelle version est une réussite TOTALE!
Avant de proférer un jugement, mieux vaudrait savoir ce que signifie ce mot mystérieux Beta.
Toujours pas compris si la nouvelle est avec ou sans Beta.
Remarquez, l'origine du nom, en français, avec une faute d'orthographe, pourrait être amusante, par exemple, ils ont baptisé ainsi la version ancienne après avoir trouvé la nouvelle parce qu'ils se moquent de la conception simpliste antérieure.
Peut-être que la nouvelle version est dotée d'un dispositif aussi ingénieux que facile et que, par conséquent, ils l'ont appelée Bêta, heu, Beta, tellement c'était simple à installer, qu'il suffisait juste d'y penser...

J'ai longuement parlé avec C., se soir, nos discussions sont toujours enrichissantes. Nos questions se répondent. J'aime bien passer un moment avec elle. C'est une fille qui m'intéresse.

Bon, j'allais presque écrire, et l'autre, il est toujours bloqué sur son Louis ou quoi ?
Hum...

samedi, février 24, 2007

Hier, je pensais à internet et je me disais que notre comportement sur la web finissait peut-être par affecter celui de notre vie quotidienne. Quand on allume un ordinateur, qu'on se connecte, on peut aller droit chez quelqu'un, lire, regarder, discuter brièvement; on peut se balader, taper des mots clés approximatifs, des noms qui conduisent à d'autres noms, on ne fait rien, on regarde, tout au plus, on consulte ses courriers, dans le meilleur des cas, on y répond.

Comme dans la vie, on a le choix entre rester spectateur ou mettre son grain de sel.

Je pensais, avant de connaître l'existence des blogs, j'allumais mon portable Windows.1 et j'écrivais. Tranquillement. Des heures durant. Parfois, je commençais un semblant d'histoire, parfois un dialogue. Il m'arrivait de prendre des notes, de recopier des citations. A cette époque, je disposais encore de mon "i" et de mon "u" et je tapais beaucoup plus vite...

Enfin , je n'avais pas besoin de savoir si mon verbiage avait ou non un quelconque intérêt pour qui que ce soit mais la pratique était régulière. Souvent, j'effaçais tout sans avoir besoin de me relire; l'acte d'écrire était une relation intime, confidentielle. Quelquefois, le texte était narré.

J'écoute Renaud, je pense à la pauvreté de la vie si nous nous convertissions en êtres qui, comme sur internet, passaient d'une pièce à l'autre, d'une rue à l'autre, d'une ville à l'autre, d'une personne à l'autre, lisant, regardant, discutant brièvement : mission accomplie sur chaque lieu, avant de déserter.

Écrivant "à la vue de tous", j'ai cessé d'écrire.
Regardant le monde sur écran, j'ai cessé de le regarder dans les yeux.
Quant à y mettre son grain de sel...

jeudi, février 22, 2007

Colonne de droite : C.A.
Ça me fait penser que j'ai une semaine de libre, mi-avril... que j'aimerais bien les voir à l'oeuvre, dans l'arène.

samedi, février 17, 2007

Il pleut

Il pleut. Il a plu toute la journée;
le bruit des pneus sur l'eau
rappelle celui des vagues
déferlant sur la jetée.
Tout doux.
La pluie arrose les plantes ravies
sur le balcon.
Je vais jouer à Tetris.
(colonne de droite, en bas)

mercredi, février 14, 2007

Variante

Un bar anti-Valentin, faut voir...
Là,

mardi, février 13, 2007

Très mauvaise nouvelle

Le restaurant ne s'ouvre pas,
je veux dire, les baies vitrées ne se lèvent pas...

Alors, je ne sais pas...
je ne sais pas,
je ne sais pas.

Et tout doit être fait, imaginé, loué, signé,
avant mai.
J'aurais dû le savoir, le prévoir...

Plus le temps passe,
plus je vois tout en noir.

J'ai besoin de vacances.

lundi, février 12, 2007

Trois monstres en vadrouille

Marrant comme Internet en dit long parfois
sur certaines personnes croisées malencontreusement,
des gens qu'on aurait préféré ne jamais rencontrer
parce qu'ils respirent la fumisterie à pleins poumons.

Alors, les années passent, on les oublie,
et puis, au détour d'une brève,
on apprend qu'ils continuent à berner leur monde,
après avoir - on ne le savait pas, on l'apprend malgré soi -
escroqué quelques 100 000 euros au contribuable.
Ensemble déjà depuis le début...

On se rend compte subitement à qui on a eu affaire,
à des canailles agressives, sans scrupules,
et on prie pour ne plus jamais en entendre parler,
pour ne jamais lire leurs noms nulle part,
pour changer de trottoir si par acharnement
le destin nous forçait à les distinguer
au hasard d'un croisement de rues.

Il existe des gens qui vous rappellent
combien le monde peut-être laid, parfois.
Dieu soit loué, ils sont très peu.

dimanche, février 11, 2007

samedi, février 10, 2007

Cela ne m'empêchera pas de dormir

Merveilleux. Sur Blogger, quand on refuse de passer de la version "ancienne" à la nouvelle, contrôlée par Google, on n'a tout simplement pas le choix :
ou l'on n'a plus accès à son blog,
ou l'on accepte la nouvelle version.
C'est la démocratie à l'américaine, que l'on connaît bien (depuis le temps!) et que la france s'empresse d'appliquer dès qu'elle le peut, pour faire comme son grand frère, et parce que, c'est ça, le progrès, qu'on ne peut pas aller contre...

Ça donne des envies de déménagements, mais après les réformes imposées, opérées sur 20 six (avec code secret d'entrée, pour bien éviter les échanges et rencontres hasardeuses possiblement dissidentes, sur la web) qui procédèrent au grand ménage en détruisant les données de leurs usagers, on a tendance à croire - honni soit qui mal y pense - que toutes les sociétés de bloggueurs sont logées à la même enseigne, que c'est même l'objectif premier de la création de ces sociétés, et que le but n'est pas d'encourager la réflexion ou la "socialisation" à travers l'électronique sinon celui d'encourager les gens à tenir un blog pour que la pratique leur devienne suffisamment indispensable afin d' être prêts un jour à payer pour disposer de ce service. Autrement dit, c'est une arnaque, à peu près aussi évidente que le tabac (qu'il soit du grand Manitou ou des vétérans qui ont fait leur beurre dans la légalité la plus totale et à qui on n'impose toujours pas de révéler ce que contiennent leurs mélanges, ALORS QU'IL EST DÉSORMAIS FORMELLEMENT INTERDIT DE FUMER, pas de produire du CO2).

L'écologie législative me fait rire : j'ai entendu dire que les citoyens sont passables d'amende s'ils ne recyclent pas leur déchets (ou si par distraction, ils se trompent de poubelles) mais cette loi n'est pas appliquée dans les restaurants des grandes entreprises; non, pensez-vous, il faudrait employer des gens chargés de trier les ordures alimentaires et ménagères une fois les plateaux rendus! Un coût totalement injustifié. Si le débat s'ouvre un jour, on préfèrera s'en prendre aux commerçants-restaurateurs avant d'aller voir si on recycle ou non à la cantine de la SNCF.

Bon, tout ça pour dire que ce blog existe tant qu'on essaiera d'appâter le client (version gratuite et sans ad-sens - même la pub est imposée, paraît-il, ce qui donne de drôles d'associations parfois, exemple, un blog critique de livres où apparaît la dernière collection bas de gamme d'une maison de presse aux goûts douteux, et j'en passe et des meilleures) que donc, un blog n'est pas une finalité, qu'il est voué à être détruit, corrompu par les pubs (tiens, les cinéastes en herbe doivent se réjouir de la métamorphose de YouTube!) et tout simplement retiré de la sphère d'internet si son contenu est jugé dérangeant.

Je le sais depuis le début, depuis le premier jour où, il y a deux ans environ, on m'a un peu forcé la main pour me joindre à la farandole burlesque, cela ne m'empêche pas de dormir. Ce jour-là, je jetterai mon ordinateur comme je l'ai fait avec ma TV, il y a 15 ans, et avec mon téléphone portable, il y a 5 ans, et si le monde est géographiquement encore tel qu'il est aujourd'hui, je rejoindrai sans doute un pays en voie de développement pour m'éloigner définitivement de cette société prétendument avancée qui nous entraîne vers une dictature jamais égalée (celle de l'argent, comme unique idole).

Donc, bienvenue à toi sur mon blog, cher Google aux dents qui raient la terre. Et si je suis classée comme indésirable dans ton troupeau de brebis terrorisées à l'idée de perdre leurs précieuses productions, verbales, musicales et imagées, paniquées à l'idée d' "être coupées du monde" et de leurs réseaux amicaux tissés avec patience sur la toile... libre à toi et advienne que pourra, cela ne m'empêchera pas de dormir.

Ah, tant que j'y suis, n'ayant pas la télé, donc, je me suis amusée à regarder ça.
Je voulais dire ça,

vendredi, février 09, 2007

Soupçon

Pensez-vous que certains cinéastes "à succès"
fassent des navets de temps à autre
pour payer moins d'impôts?

Et si oui, ont-ils le droit de détruire
leurs navets quelques années après?

mercredi, février 07, 2007

Precioso (rf : "20 avril", F.Vargas)

1984 ou la réduction irréversible de la pensée

La langue serait-elle à ce point limitée qu'il faille reprendre des titres déjà connus ?
Quand on vous dit La Chute, à qui pensez-vous? À Camus? Eh bien désormais il faudra l'associer à Olivier Hirschbiegel, lequel n'a rien trouvé de plus original comme titre de film (à moins que ce ne soit le traducteur...) pour nous conter une page d'histoire.
Je trouvais déjà scandaleux qu'on ait pu subtiliser et s'approprier le nom du film de Cronenberg Crash, ou que Lars Von Trier n'ait pas songé à la possible confusion entre son Europa et le Europa Europa de
Agnieszka Holland (mais n'ayant vu ni l'un ni l'autre...).
On nous servira bientôt un Fragment du discours amoureux pour relater les correspondances de Sand et de Musset. Peut-être qu'un jour, tout ce qui sera projeté au cinéma ne portera plus qu'un seul nom : film (dans le cas le plus optimiste).

lundi, février 05, 2007

J'hésitais entre Desproges et... finalement, je mets Les Deschiens, , parce que.

En résumé

Trouvé ça chez Pépites (colonne de droite)

Qu'est-ce qu'un bon leader ?

Le professeur d'université américain Robert Sternberg, spécialiste de l'intelligence : " Je considère qu'une des principales missions de l'université est de former nos futurs leaders. Or qu'est-ce qu'un bon leader ? Il doit être intelligent, et plus précisément posséder les trois formes d'intelligence : la créativité pour trouver des idées, l'intelligence analytique pour s'assurer qu'elles sont bonnes, l'intelligence pratique pour les faire accepter et appliquer. Mais l'histoire, ancienne et contemporaine, nous fournit nombre d'exemples de leaders intelligents qui ont conduit leur pays à la catastrophe - parce que, d'après ma théorie, il leur manquait un facteur essentiel : la sagesse ! J'ai donc identifié les cinq manquements à la sagesse les plus marquants des mauvais leaders : un optimisme irréaliste, l'égocentrisme, la conviction de tout savoir, le sentiment de toute-puissance et celui d'invulnérabilité, d'invincibilité. A terme, je compte introduire un enseignement de la sagesse, s'appuyant sur la recherche scientifique dans ce domaine - et évaluer l'apport de ce nouvel enseignement à l'issue d'un premier cycle à Tufts. " (Sciences Humaines, février 2007)

dimanche, février 04, 2007

Faire le point

Vrai ou faux, le débat actuel semble se porter sur un état des lieux planétaire.
Catastrophes en prévision, climats, modes de vie, géographie chamboulés,
C.A parle de macro-bactéries, d'autres des courants de l'océan atlantique...
J'ai lu, il y a peu, qu'un pourcentage élevé d'enfants ne conçoit même pas
d'arriver un jour à l'âge adulte, c'est dire...

Alors, malgré l'optimisme américain qui affirme qu'on peut faire machine arrière (sans se soucier de l'activité du soleil qui, elle, peut foudroyer en un clin d'oeil la totalité de l'armement nucléaire, et nous tous, par la même occasion), s'il nous restait 3, 5, 10 ans à vivre, que changeriez-vous dans votre existence?

samedi, février 03, 2007

Si les Anglais s'y mettent...!

El diario británico The Guardian denunció que un grupo estadounidense fundado por la firma ExxonMobil, una de las mayores petrolera del mundo, ofreció a 10.000 dólares a quien escriba artículos que enfaticen los defectos del informe sobre cambio climático de la ONU que se difundió hoy en París. El grupo que ofreció el dinero es el American Enterprise Institute (AEI) de ExxonMobil y está relacionado con el presidente estadounidense W. Bush.

Según The Guardian, AEI envió cartas a economistas y científicos ofreciendo dinero a quien mine el informe del Panel Internacional para el Cambio Climático, que sostiene que hay un 90% de probabilidades de que el calentamiento del planeta se deba a la actividad del hombre. AEI acusó a los autores de ese informe de "llegar a conclusiones insuficientemente apoyadas por el trabajo analítico" y anunció que el lunes publicará su propio estudio.

Ayer, mientras Francia y otros países europeos quedaron a oscuras durante cinco minutos para llamar la atención por el recalentamiento terrestre, David Viner, de la Universidad de East Anglia, denunció que AEI sólo "quiere tergiversar las pruebas científicas en beneficio de sus objetivos políticos".

Nous étions donc des milliers... (et ça représente combien, en chiffres? Combien d'énergie économisée? Est-ce qu'on va devoir fermer une centrale nucléaire?)

Ce qu'en pensent les pollueurs (je suis éberluée), là.
(Et il faut tout lire, en clickant sur la colonne de gauche, c'est très bien expliqué.)

vendredi, février 02, 2007

Asphyxie

Des insultes, partout des insultes,
je ne lis plus que ça dernièrement,
sur les blogs, dans les commentaires,
on n'a plus grand chose à dire
à part insulter sans contruire.

Je ne sais pas si c'est la lune
ou bien la période de l'année,
ou le manque d'espace,
les appartements de plus en plus petits,
les rues de plus en plus bondées,
les queues de plus en plus longues,
on se marche dessus,
on se bouscule,
on manque d'air,
au sens propre comme au figuré,
en France, les campagnes politiques
entraînent l'hystérie générale,
en Espagne, les gens travaillent sans relâche,
exploités comme jamais.

Finie l'indulgence, la compréhension,
le je m'en foutisme,
c'est "marche ou crève",
à tous les échelons...

On prend la mouche pour un rien,
on tape à qui mieux mieux sur le dos du voisin,
je ne sais pas, je ne sais plus,
depuis le temps que je le dis,
autant apporter ce pc à réparer
et attendre que ça passe...
écouter un brin de musique,
les sélections de KMS
qui ont le pouvoir d'apaiser...

Dormir, danser, disparaître,
tout plutôt que d'écouter ces cris en pagaille
qui fusent de toute part.

Ou ça
(un requiem trafiqué et une photo de Zohiloff)

jeudi, février 01, 2007

Voilà (me he dejado llevar... por la corriente) et j'ai donc éteint la lumière, le pc, débranché le frigo 5 minutes en regardant les fenêtres des immeubles d'en face, me demandant si nous étions 3, 10, 50 ou des milliers...

L'obscurité m'a immédiatement rappelé la caserolada, pratique d'origine latino-américaine appliquée avec obstination durant plus d'un mois lors de la protestation massive contre la participation à la guerre en Irak. Hormis les incessantes macro-manifestations pacifiques, au cours desquelles gens de tout poil, de tout âge et de tout bord affluaient vers les grandes artères, la quasi totalité des habitants éteignaient les feux à 22h pour frapper un quelconque ustensile en métal (le plus simple étant une casserole) du haut de son balcon. Le tintement envahissait les rues, à tel point qu'à la longue, si l'on était au théâtre ou au restaurant, on ne pouvait s'empêcher de se faire la remarque triviale : - Tiens, il est 10 heures...

Sinon, rien... Il est 22h passées et je ne sais que dire.

mardi, janvier 30, 2007

Hécatombe 2006...

Pierre Chérruau (père) est décédé.
Et je ne l'apprends qu'aujourd'hui...

samedi, janvier 27, 2007

Changement climatique

ACCION CONTRA EL CAMBIO CLIMATICO:
EL 1 DE FEBRERO PARTICIPAD EN LA MAS GRANDE MOVILIZACIÓN DE CIUDADANOS
CONTRA EL CAMBIO CLIMATICO entre 19h55 et 20h00.

LA ALIANZA POR EL PLANETA HACE UN LLAMAMIENTO A TODOS LOS CIUDADANOS, 5
MINUTOS DE TREGUA PARA EL PLANETA: TODO EL MUNDO DEBE APAGAR LA LUZ EL
1 DE FEBRERO ENTRE LAS 19,55 Y LAS 20,00h.

NO SE TRATA DE AHORRAR 5 MINUTOS DE ELECTRICIDAD SOLO ESE DIA, SINO DE
LLAMAR LA ATENCION DE LOS CIUDADANOS Y DE LOS MEDIOS POR EL DESPILFARRO
DE ENERGIA Y DE LA URGENCIA DE NO HACER NADA....
5 MINUTOS DE TREGUA PARA EL PLANETA: MOSTRARA A LOS POLITICOS QUE EL
CAMBIO CLIMATICO DEBE PASAR POR ENCIMA DE LOS DEBATES POLITICOS.
¿POR QUE EL 1 DE FEBRERO?

ESTE DIA SALDRÁ EN PARIS EL NUEVO INFORME DEL GRUPO DE EXPERTOS
CLIMATICOS DE NACIONES UNIDAS.
ESTE EVENTO TENDRA LUGAR, EN FRANCIA, Y NO HAY QUE DEJAR PASAR ESTA
OCASION DE DEMOSTRAR LA URGENCIA DE LA SITUACION CLIMATICA MUNDIAL.
SI PARTICIPAMOS ESTA ACCION TENDRA UN VERDADERO PESO MEDIATICO POLITICO,
MESES ANTES DE LAS ELECCIONES FRANCESAS Y BELGA


HACER CIRCULAR AL MAXIMO ESTE LLAMAMIENTO ENTRE VUESTRAS
AMISTADES......

Contact/ information : Cyrielle, Les Amis de la Terre:00 33 1 48 5118

Geneviève Houart
Assistante en communication
Ligue des Famille

ACTION CONTRE LE CHANGEMENT CLIMATIQUE : LE 1 FÉVRIER, PRENEZ PART À LA PLUS GRANDE MOBILISATION DE CITOYENS CONTRE LE CHANGEMENT CLIMATIQUE ENTRE 19H55 ET 20H00.

L'ALLIANCE POUR la PLANÈTE FAIT un APPEL à TOUS LES CITOYENS, 5 MINUTES de TRÊVE POUR la PLANÈTE : TOUT LE MONDE DOIT ÉTEINDRE la LUMIÈRE le 1 février ENTRE 19h55 Et 20,00h. Il NE S'AGIT PAS D'ÉCONOMISER 5 MINUTES d'ÉLECTRICITÉ SEULEMENT CE JOUR, MAIS D'ATTIRER l'ATTENTION des CITOYENS et des MEDIAS SUR le GASPILLAGE d'ÉNERGIE et de l'URGENCE DE NE RIEN FAIRE.... 5 MINUTES DE TRÊVE POUR LA PLANÈTE : cela MONTRERAIT aux POLITICIENS QUE le CHANGEMENT CLIMATIQUE DOIT PASSER AVANT les DÉBATS POLITIQUES. POURQUOI LE 1 FÉVRIER ? CE JOUR-LÀ SERA DIVULGUÉ À PARIS LE NOUVEAU RAPPORT DU GROUPE D'EXPERTS CLIMATIQUES DE NATIONS UNIES. CET ÉVÉNEMENT AURA LIEU en FRANCE, Et IL NE FAUT PAS LAISSER PASSER CETTE OCCASION DE DÉMONTRER l'URGENCE de la SITUATION CLIMATIQUE MONDIALE. SI nous Y PRENONS PART, CETTE ACTION AURA un VÉRITABLE POIDS MÉDIATIQUE POLITIQUE, UN MOIS AVANT les ÉLECTIONS FRANÇAISES et BELGES.

FAIRE CIRCULER AU MAXIMUM CET APPEL ENTRE VOS AMITIÉS......

Contact/information : Cyrielle, Les Amis de la Terre:00 33.1.48.5118

Récapitulatif

En moyenne, Ce qui compte,
Je fais En Global Orgasm
L'homme
El hombre
Je crois
Vu

Il y avait
Because,
Ta voisine
Tout
Because
Tout
Les femmes
Je pense

Joyeux
Nuit des Rois - Noche de Reyes
Homard à bout de ficelle de cheval
Une chose
Tout

Maintenant,
Des mots,
C'est quoi
Un documentaire
Repérages (en pourparlers)

"...SOLDADO 1º.- ¿No tienes valor?

C'est

Suis

Tiens,
En lisant,
Toujours

Trouvé ça,
Elle était
Je haïssais

Certitude

Je haïssais la France - pays d'attardés, pensais-je avant de m'exiler - et internet, les blogs m'ont définitivement réconciliée avec mon pays (dans lequel je ne reviendrais vivre pour rien au monde, sous aucun prétexte). Non, l'âme française n'est pas une chimère, mes concitoyens sont juste paralysés de peur. Que faire...?

jeudi, janvier 25, 2007

Ternura

Elle était tout de même particulièrement bien choisie, cette idée du squatteur qui répare les menus objets défaillants dans les appartements où il passe...
Je ne sais pas pourquoi je pense à ça, je ne sais même plus le titre du film de Kim Ki-Duck (qui paraît-il, selon certains cinéphiles, est un..."ª&%!!"), ah si! : Hierro 3
(en espagnol). Je suis sur mes gardes, la dernière fois que je pensais à la tendresse, j'ai bousillé deux voyelles. Je pensais : si elle est animale, ça donne ça, de Leos Carax, peut-être...
Si elle est humaine, c'est un cd de photos et quelques mots doux reçus aujourd'hui.

mercredi, janvier 24, 2007

Quand internet sert (vraiment) à quelque chose...

Trouvé ça, chez Assouline (où, d'ordinaire, il est en effet recommandé d'ignorer les commentaires, sauf si l'auteur du blog se préoccupe d'opérer lui-même la sélection pour nous la resservir sous forme de post.)

“Merci M. Passouline, merci trois fois…merci mille fois ! C’est la première fois que je constate qu’un écrivain ose, de manière oblique et ironique il est vrai, s’attaquer à la profusion des livres et des imprimés dans notre civilisation. Lire 600 livres en deux mois, c’est mathématiquement impossible. Ce dont vous n’avez pas (encore ?) parlé, c’est de notre boulot: le pilon. Nous allons combler illico cette lacune pour l’édification de tous les éditeurs, écrivains et lecteurs de la République.

A la “rentrée littéraire”, le tsunami de papier nous submerge . La loi sur les 35 heures nous a beaucoup nui. Ni Ségo ni Sarko n’ont soufflé mot de notre existence. Pas la moindre allusion à notre sort peu enviable. Nous surnageons comme nous pouvons dans la marée blanche du papier. Même le papier hygiénique prend un autre canal que le nôtre et s’auto-détruit sans intervention humaine. A ce rythme, Sisyphe soi-même finirait par faire voler sa pierre en éclats si on lui imposait les contraintes que nous subissons. A peine avons-nous fini le dernier Houellebec qu’arrivent déjà sans crier gare les Goncourt, les Femina et surtout - notre bête noire- les dictionnaires, encyclopédies reliées en 18 volumes et les annuaires téléphoniques. Sans oublier les rapports gouvernementaux qu’on n’est pas censé lire, discrétion oblige. Et les erotica que les “bleus” de l’atelier anéantissent à l’aveugle, un “bandeau de pudeur” sur les yeux. (C’est le règlement de 1890, jamais abrogé, qui nous en fait encore l’obligation). Pendant que nous suons sang et eau, MM. les écrivains, eux, sont à l’honneur partout: Prix Machin, Emission Truc, critiques en-veux-tu-en-voilà dans les hebdos, les quotidiens, entretiens radio, bavardages, querelles, marketing, publicité. Ca palabre, ça roucoule, ça jacasse, ça pérore, ça plastronne urbi et orbi. De nous, il n’est JAMAIS question. Plus vous en faites, plus vous pondez, plus on a de boulot…Dur à suivre votre rythme par les temps qui courent… Grace !

De nous, nul ne se soucie et pourtant, comme les micro-organismes qui digèrent les déchets de nos fumiers de campagne sur lesquels les coqs chantent joyeusement, notre rôle est essentiel: débarrasser la planète de votre redoutable pollution: les “invendus”. Savez vous comment nous oeuvrons pour faire ce que Natura abhorret ? Comment nous produisons le “vacuum” vital sans lequel les auteurs ne sauraient produire de nouveaux livres pour alimenter notre pilon ? Dans nos ateliers souterrains de Barbès, mal éclairés et non ventilés, nous sommes condamnés à inhaler les vapeurs de l’encre encore humide et du brouillard de microparticules de papier, en fait, les déchets de vos oeuvres.

Le livre est en effet une marchandise aussi périssable que la langouste de Famagusta, le foie gras de canard au naturel ou le tamagoshi usé. Il s’agit de s’en débarrasser le plus rapidement et le plus hygiéniquement possible. Autrefois, on transformait la maculature en carton d’emballage. Mais les écolos ont interdit cette pratique nocive à Gaïa. C’est interdit de fumer partout. Y a des catalyseurs et des filtres à particules sur les bagnoles diesel mais pour nous: Rien ! Tout est encore fait à la main. Du pilon garanti “Made in France”. Et c’est nous, modestes et obscurs équarisseurs-éboueurs des Belles Lettres qui nous tapons le sale boulot: le dépiautage de tous les invendus. Des bouquins encore neufs, pas lus-pas vendus 3 mois seulement après leur sortie de presse. Un scandale intellectuel et écologique de grande envergure qu’aucun politicien n’a intégré dans son programme !

Dépiauter du Gallimard, du Julliard, le dernier roman de machintruc, c’est facile: on déchire le bandeau rouge, puis on écartèle la couverture et on attaque la phase la plus fastidieuse du boulot: l’arrachage page par page de l’ouvrage, de la première à la dernière. Chaque année, ils inventent de nouvelles colles plus adhésives au point où il faut attaquer parfois le bouquin au cutter ! Sans parler de ces engeances de vipère que sont ces p….d’agrafes. Une arrivée de brochés en poche ne nous fait pas peur mais ce sont les reliés qui font problème. Et la législation pléthorique de Matignon: tout en A4 120 grammes/mètre carré: une torture pour nos pauvres mains calleuses. Du solide ces lois …aussitôt promulguées, aussitôt oubliées… Depuis 3 mois, à la suite d’une grève d’avertissement, ils ont fini par nous doter de gants ad hoc pour nous protéger les mains: le papier, comme les saillies de la pensée, est très coupant. Sans parler des champignons microscopiques, de la “peste du papier” , des odeurs d’amoniac, de sufphure de plomb, de relents de zinc émanant des encres indélébiles. L’alpha bouffant passe encore mais les purs velins et le papier Bible de la Pléäide sont les plus résistants. (Et je ne parle pas des couvertures plastifiées: une calamité !!!)

Et dire qu’on produit des Home Cinemas et des Prius écolo à la chaîne, sans intervention humaine. Tout est robotisé dans ces usines japonaise alors que nous, à Barbès, on se les gèle dans notre sous-sol en s’intoxiquant à la poussière de papier et d’encre. (Parfois, j’en peux plus et je lis à la dérobée, sans en avoir l’air, le premier paragraphe de la dernière page que je viens d’arracher. Piètre digression… Et encore, faut pas se faire coincer par le contremaître parce que toute lecture est assimiléee à une faute professionnelle. J’ai failli me faire saquer en laisser traîner mon oeil sur un passage de votre Lutetia. Ca me distrait un peu, ces micro-lectures clandestines mais on est fouillé à la sortie. Pas question donc d’emporter une seule page arrachée aux milliers de livres pilonnés par nos soins chaque jour.) C’est pas une vie ça, vous avouerez ? Quant aux cameras de TV, on n’en a jamais vu débarquer dans notre Pilon Central pour montrer et rendre hommage à une profession totalement négligée, oubliée.

Nous, les soutiers, en avons marre.

Pourriez-vous, Monsieur Assouline, venir constater de vos propres yeux, le caractère fort ingrat de notre métier ? Vous serez bien reçu. Y a des bleus de travail à l’entrée de l’atelier pour protéger votre costard de toute salissure. On vous fera passer pour un nouveau pilonneur et vous pourrez vous essayer à notre art. En attendant votre visite, auriez-vous l’obligeance d’ intercéder auprès de vos confrères pour qu’ils aient une pensée pour nous et produisent MOINS et MIEUX ? Merci d’avance, de tout coeur. Et sachez que nos destinées sont étroitement liées:

Plus vous vendez, moins nous souffrons.

L.F.

PS: Si vous croisez M. Sarko, pourriez-vous lui dire que s’il a un karcher de trop dans sa remise, nous pourrions en faire bon usage à l’atelier ? Merci de votre obligeance et de votre bravitude à nous rejoindre en soute.”

mardi, janvier 23, 2007

Espoir

Toujours aussi efficace...
C'est très bon signe, .

Les petites misères

En lisant, j'hésite à laisser un commentaire (moi, c'est la poutre au-dessus de mon lit qui s'effrite tout doucement, depuis des semaines, et comme les voisins ont la drôle d'habitude de déplacer leurs meubles en pleine nuit, en faisant un ramdam incompréhensible, je me demande si l'origine de la sciure est due à des déplacements d'objets lourds ou à ce parasite du bois qui dévore ce qui me tient lieu de plafond.)

Du coup, je me dis que les gens ne parlent pas assez de leurs petits tracas ménagers, que ça détend aussi d'évoquer les galères inhérentes aux habitats, que c'est instructif, qu'avant, on en entendait plus parler - maintenant, les gens répètent ce qu'ils entendent à la télé ou lisent dans le journal. Comme je n'ai pas la télé, je suis toujours au courant des sujets balancés, et comme je lis, parcours, feuillète le journal, c'est assez rare de découvrir un sujet de société complètement inconnu au bataillon alors qu'un chauffe-eau qui fait griller une installation électrique, je n'en avais jamais entendu parler, je ne savais même pas que ça pouvait exister. (Et j'espère pour lui que ce n'est pas trop grave.)

Je suis fatiguée. Les mensonges me fatiguent. Je ne sais pas comment réagir face au mensonge, surtout si c'est anodin. Je n'en conçois pas bien l'utilité, je préfère les petits tracas jugés secondaires, plus appropriés. Ils ont un mot ici : la falsedad.
Ce photographe argentin semblait peiné en prononçant ces mots : vivimos en un mundo de falsedad, comme si rien ne pouvait rétablir l'équilibre, la falsedad sonnant comme une fatalité. Et moi, bêtement, je lui ai répondu que saint Augustin, je crois, prônait l'usage du mensonge pour dire la vérité.

Dois m'inscrire à un cours d'anglais...

lundi, janvier 22, 2007

Tiens, ça me fait penser que je suis allée voir Marie-Antoinette ce soir... Avec Coppola, que j'aime bien à priori même si là, j'ai un doute, (y'a bien 2 p?), bref avec le père comme la fille, j'éprouve une sorte d'attendrissement parfois, bref, ça me fait penser à ça. Pourtant, je dirais que chez Sofia, on ressent pas de mépris, même si elle en rajoute des tonnes pour laisser le spectateur en juger par lui-même; les faits sont là, indéniables, mais on pourrait tout aussi bien affirmer que le discours sous-jacent n'a rien à voir avec un fait historique, un fait psychologique lié à une curiosité d'historienne, non, on a l'impression qu'elle se raconte, elle-même, avec dureté, mais qu'elle se livre, en pâture presque.
Alors que non, il n'y a pas vraiment de mépris là-bas non plus, mais de l'ironie tout de même.
L'un et l'autre ne me faisant penser à rien d'autre, sinon à Philip K. Dick.

dimanche, janvier 21, 2007

The father thing

Suis en train de finir "Le père truqué" de Philip K. Dick, (où se trouve, entre autres "Minority Report"), un livre à révolutionner les méninges...

jeudi, janvier 18, 2007

Téléphonera...téléphonera pas...

C'est un peu angoissant, ce silence.

mercredi, janvier 17, 2007

Pérez Dann recibió el Premio Arniches 1966 por su obra Mi guerra.

"...SOLDADO 1º.- ¿No tienes valor?

SOLDADO 2º.- No.

SOLDADO 1º.- ¿Nada de valor?

SOLDADO 2º.- Nada de valor.

SOLDADO 1º.- Tendrás valor moral.

SOLDADO 2º.- Tampoco.

SOLDADO 1º.- ¿Y valor físico? Para saltar, correr, luchar, matar...

SOLDADO 2º.- Sí, para eso sí. Tengo valor físico para saltar, pero no valor moral para decidirme a saltar. No he saltado en mi vida.

SOLDADO 1º.- Se puede ser feliz sin saltar.

SOLDADO 2º.- No. A mí me vuelve loco saltar y no puedo.

SOLDADO 1º.- (Comprensivo) No tienes valor moral.

SOLDADO 2º.- No, no tengo.

SOLDADO 1º.- Yo sí. Tengo valor moral para decidirme a saltar, pero no valor físico para hacerlo. No he saltado en mi vida.

SOLDADO 2º.- ¿Eres feliz?

SOLDADO 1º.- No.

SOLDADO 2º.- Con tu valor y con el mío hacemos el hombre más valiente del mundo. Y el hombre más valiente del mundo puede cumplir nuestra obligación.

SOLDADO 1º.- ¿Cómo?

SOLDADO 2º.- Tú tienes valor para decidirte. Puedes sacar las bolas.

SOLDADO 1º.- Sí.

SOLDADO 2º.- Yo tengo valor físico para matar. Tú sacas las bolas y yo mato a uno de los dos.

SOLDADO 1º.- ¿Y así habremos cumplido nuestra obligación?

SOLDADO 2º.- En todas sus partes.

SOLDADO 1º.- Has tenido una buena idea. Voy a sacar las bolas. (Se detiene). ¿Soy yo el que tiene valor moral?

SOLDADO 2º.- Sí, y yo valor físico. Sácalas.

SOLDADO 1º.- No puedo.

SOLDADO 2º.- ¿Por qué?

SOLDADO 1º.- Tengo valor moral para decidirme, pero no valor físico para sacarlas..."

Se atribuyen al lexicón (Chomsky:1970,81-82) del término valor dos rasgos semánticos o artículos léxicos cualitativos -valor moral / valor físico- que globalmente constituirían el valor ideal, irresistible, absoluto. Pero la dicotomía de esa tipificación, adscrita cada una a un solo soldado, desemboca en el absurdo de una neutralización semántica que priva al lenguaje de su poder conativo. El valor desaparece.

Lo único que se ha hecho con el signo lingüístico ha sido desintegrarlo. Hacer incompatibles los dos semas que se estiman fundamentales en el concepto y situarlos en seres distintos. El resultado es esa inoperancia, esa disolución de la palabra clave en torno a la cual gira la escena.

là,

dimanche, janvier 14, 2007

Repérages (en pourparlers)


Côté Jardin







Côté Cour

¿Y tú, qué sabes?

Un documentaire fascinant sur les déductions tirées de la physique quantique,
ou plutôt de la perception du monde à travers elle,
quelque chose à voir avec ce concept occidental "matériel" révolu, je crois,
,

samedi, janvier 13, 2007

Question

C'est quoi la définition de : "être chiante"
(Question sincère puisque je serais incapable de donner la définition pour le sexe opposé,
encore que... si je réfléchis bien... Enfin, là n'est pas le sujet, moi, ça se pose au féminin, exclusivement.)

(Je me disais : en fait, la solution, c'est d'arrêter au moment même où autrui commence à s'intéresser à la conversation, comme ça on le frustre mais on ne le déçoit pas.)

(Pour quelqu'un d'autre : mais n'est-ce pas l'évolution logique du cinéma, comme l'a été la peinture "conceptuelle", où prévalait finalement la notion plutôt que la réalisation? Je vais plus loin, n'est-ce pas le siècle du scepticisme, de l'interrogation résolue vis-à-vis de la production? N'est-ce pas un concept occidental complètement révolu, cette histoire de "réalisation", souvent matérielle hélas...?

mardi, janvier 09, 2007

Éparpillé

Des mots, des bribes de phrases...
Parlé, parlé toute la journée,
annoncer la nouvelle, avec un sourire (ben quoi?)
demander conseils, un endroit,
un endroit sympa à trouver,
je fais ctrl C pour le i et ctrl V pour le récupérer;
je clique pour le u, sur le clavier à l'écran,
pas au point, serait plus logique de faire le contraire,
parce qu'il y a plus de i que de u dans ma langue française
et parce que, appuyer sur le u, c'est plus proche de la forme du v.

Désordre... moteur.

Bon, tout le monde se réjouit, on m'embrasse,
on me félicite - je ne m'attendais pas à ça...
mais c'est bien agréable, du coup, je tape la causette
avec chacun et chacune et, ça aussi, ça fait un bien fou.
Avec le ctrl v pour le u, j'augmente sensiblement la cadence,
le mieux serait de disposer de 2 touches control,
il doit y en avoir autant qu'on veut sur un Mac...

Je pensais, les autres donnent une dimension inconnue aux événements,
les autres ont le pouvoir d'embellir ou d'enlaidir toute chose...
Je pensais aussi aux mots commençant par la sonorité d'une note de musique :
do : dormir, dominer, dommage, dorloter, donner, domino, doter
ré : rémunérer, ressembler, régénérer, rétention, récompense, récrier
mi : misérable, minable, minuscule, miroiter, minauder, mise en scène, millier
fa : farine, famine, fabuleux, façon, facile, familier, fatigue, faveur
sol : soleil, sommelier, soda, solution, somme, sonner, sofa
la : lapin, laver, lasser, lapider, lamelle, lâche, lacer, lamenter
si : sirène, siffler, sien, silhouette, siroter, site

Alors... est-ce qu'il existe un lien...? un lien sémantique...?

Toutes ces conversations privées m'ont vaguement grisée,
j'ai dû rester isolée un certain temps pour ne plus y être habituée.

lundi, janvier 08, 2007

Marqueurs dynamiques

Maintenant,
quand on va chez Ga (le dessinateur, voyons! L'appartelier!),
on doit s'inscrire en utilisant un "marqueur dynamique"
(ou marcadores dinámicos)...

Qu'est-ce que c'est?

dimanche, janvier 07, 2007

Hugo

Tout ce qui souffre est plein de haine.
Tout ce qui vit traîne un remords.
Les morts seuls ont rompu leur chaîne.
Tout est méchant, hormis les morts!
Aussi, voyant partout la vie
Palpiter de rage et d'envie,
Et que parmi nous rien n'est beau,
Si parfois, oiseau solitaire,
Tu redescends sur cette terre,
Tu te poses sur un tombeau.
Sunt lacrymae rerum
Les Voix intérieures II, mai 1837

Chateaubriand

Une chose m'étonne toujours quand je pense à Voltaire: un esprit supérieur, raisonnable, éclairé est resté complètement étranger au christianisme; jamais il n'a vu ce que chacun voit, que l'établissement de l'Évangile, à ne considérer que le rapport humain, est la plus grande révolution qui se soit opérée sur la terre: il est vrai de dire qu'au siècle de Voltaire, cette idée n'était venue dans la tête de personne. Les théologiens défendaient le christianisme comme un fait accompli, comme une vérité fondée sur des lois émanées de l'autorité spirituelle et temporelle; les philosophes l'attaquaient comme un abus venu des prêtres et des rois: on n'allait pas plus loin que cela. Je ne doute pas que si l'on eût pu présenter tout à coup à Voltaire l'autre côté de la question, son intelligence lucide et prompte n'en eût été frappée: on rougit de la manière mesquine et bornée dont il traitait un sujet qui n'embrasse rien moins que la transformation des peuples, l'introduction de la morale, un principe nouveau de société, un autre droit des gens, un autre ordre d'idées, le changement total de l'humanité. Malheureusement le grand écrivain qui se perd en répandant des idées funestes, entraîne beaucoup d'esprits d'une moindre étendue dans sa chute: il ressemble à ces anciens despotes de l'Orient sur le tombeau desquels on immolait des esclaves.
Génie du christianisme

samedi, janvier 06, 2007

samedi, décembre 23, 2006

Au bois de Boulogne

Joyeux Noël, à vous deux surtout.

¡Felices Fiestas a todos!

lundi, décembre 18, 2006

Je pense...

Je pense que le pc est associé à la non-présence,
parler d'absence ne convient pas.
Un état intermédiaire plutôt,
plus proche du rêve que de la réalité,
peuplé d'êtres aussi fantasques que le sont les personnages de nos songes,
du moins pour ceux et celles qui n'ont pu être "physiquement"
appréhendés.

Je pense que l'écriture est une bouée de sauvetage,
inventée par la machine humaine en quête de sensations,
un palliatif exquis,
une planète parallèle,
un refuge.

Je pense que maintenant,
au lieu de vérifier mes boîtes mail,
j'ai également besoin de passer par là,
comme pour aérer une résidence secondaire.

Que cet espace est un gain, forcément, pour l'humanité,
comme l'était la salle de bain individuelle dans les appartements,
après les douches immondes au fond du couloir,
sur le palier des bonnes.

Je pense que j'ai bien envie d'aller faire un tour chez les autres,
de les lire, de découvrir, d'apprendre,
de sourire, souvent
de perdre patience, parfois
mais que les fêtes accaparent tout mon temps
pour l'instant...

Musique : Graven(h)urst (Laquelle?)

Rien à voir avec le shmilblick,
là...
et là.

dimanche, décembre 10, 2006

Il est grand temps

Les femmes méditerranéennes s'expriment, .

mardi, décembre 05, 2006

...

Tout s'explique...ra
Tout s'expliqu...heu...ra
Ou pas.

Message codé

Because
Pictures of me
The biggest lie
Condor Ave
Miss Misery
Jealous guy


Elliott Smith

lundi, décembre 04, 2006

That's all

Tout ce que je parviens à faire,
c'est ça,

(et si vous entendez quelque chose,
faites-le moi savoir...)

dimanche, décembre 03, 2006

À M.

Ta voisine n'appelle pas,
elle te souhaite ici

un Joyeux Anniversaire...

samedi, décembre 02, 2006